PRIÈRE DE NOÉ
Seigneur, quelle ménagerie! Entre votre déluge et ces cris d’animaux, on ne s’entend plus.
Le temps …..est…..long.
Toute cette eau me noie le coeur. Quand pourrais-je marcher d’un pied ferme?
Le temps est long………..
Maître Corbeau n’est pas revenu. Voici votre colombe; trouvera-t-elle un rameau d’espérance?
Le temps est long.
Seigneur, menez votre arche à la certitude, au sommet du repos; et que l’on en sorte enfin de cette servitude animale! Le temps est long.
Seigneur, conduisez-moi jusqu’au rivage de votre alliance.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU COQ
N’oubliez pas, Seigneur, que je fais lever le soleil!
Je suis votre serviteur….. mais la dignité de mon rôle me force à quelques fanfreluches et mondanités. Noblesse oblige….
Malgré tout, je suis votre serviteur…..
N’oubliez pas Seigneur, que je fais lever le soleil!
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU CHIEN
Seigneur, je veille.
Si je n’étais pas là, qui garderait leur maison, qui garderait leurs moutons, qui leur serait fidèle?
Il n’y a que Vous et moi pour comprendre ce que c’est que la fidélité!
Ils me disent : Bon chien, brave chien……..des mots!
Mais je prends leurs caresses et les vieux os qu’ils me jettent et j’ai l’air content. Ils croient tellement me faire plaisir.
Toute cela n’a pas d’importance. Moi…je veille.
Seigneur, ne permettez pas que je meure avant que pour eux, tout danger soit écarté.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE D’UN PETIT OISEAU
Mon Dieu, je ne sais pas bien dire ma prière tout seul, mais s’il vous plait, protégez de la pluie et du vent, mon petit nid.
Mettez beaucoup de rosée dans les fleurs et de graines sur mon chemin.
Faites l’azur très haut et les branches très souples.
Laissez tard dans le ciel votre douce lumière….
Et dans mon coeur, cette intarissable musique afin que je puisse chanter, chanter, chanter!
S’il vous plait, mon Dieu.
Ainsi soit-il
PRIÈRE DU PETIT POISSON ROUGE
Mon Dieu, je tourne sans fin autour de ce rocher transparent et dur, sans pouvoir trouver d’issu.
Seigneur, délivrez-moi de l’étroitesse de cette eau… et des choses terrifiantes que je vois au travers
Rendez-moi la liberté de vos torrents et vos sources limpides.
Faites que je ne sois plus ce petit poisson rouge dans sa prison de verre.
Mais une étincelle vivante dans la douceur de vos joncs.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU PETIT COCHON
Seigneur, ils me font rire avec leur politesse.
Oui, je grogne. Je grogne et je renifle. Je grogne parce que je grogne et je renifle parce que je ne peux pas faire autrement.
Je ne vais tout de même pas les remercier de m’engraisser pour leur saloir.
Pourquoi m’avez-vous fait si tendre?
Quelle destinée! Seigneur, apprenez-moi à dire :
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DES PETITS CANARDS
Mon Dieu, donnez-nous beaucoup d’eau.
Faites qu’il pleuve demain et toujours.
Donnez-nous beaucoup de petites limaces
Et autres bonnes choses à manger.
Protégez le peuple nasillard et tous ceux
qui savent nager.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU PETIT POULAIN
Mon Dieu, l’herbe est si jeune. Mes sabots sont pleins de gambades.
Alors, pourquoi dont cette frayeur en moi?
Je cours et ma crinière s’accroche au vent, je cours et des parfums s’écrasent à mon coeur. Je cours, trébuchant sur ma joie et je suis prisonnier de mes yeux trop larges, de mes yeux trop vifs à saisir l’inquiétude éparse du monde.
Mon Dieu, quand l’étrange nuit luit aux confins du jour, laissez-vous émouvoir par mon hennissement plaintif afin qu’une étoile survienne et que ma peur se rassure.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DE L’ALOUETTE
Me voici, mon Dieu, me voici, me voici.
Vous m’arrachez de la terre et je monte vers Vous à cirs éperdus, jusqu’à ce point du ciel où vous me crucifiez un instant.
Quand me garderez-vous pour toujours?
Me laisserez-vous sans fin retomber au creux des sillons?
Pauvre oiseau d’argile?
Ah! Que du moins, ma jubilante pauvreté s’élance vers la gloire de votre miséricorde… avec la même espérance jusqu’à la mort.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DE L’ÂNE
Mon Dieu, qui m’avez créé pour que je marche sur la route toujours….
Et que je porte de lourds fardeaux toujours……….
Et que je sois battu toujours………
Donnez-moi beaucoup de courage et de douceur.
Faites qu’un jour, on me comprenne et que je n’aie plus envie de pleurer.
Parce que je m’exprime mal, on se moque de moi.
Faites que je trouve un beau chardon et qu’on me laisse le temps de le cueillir.
Faites que je rejoigne un jour mon petit frère de la crèche.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DE L’ABEILLE
Ah Seigneur! Ce n’est pas moi qui mépriserais vos dons!
Bénis, soyez-vous, qui déployez pour mon zèle la richesse de vos suavités. Je bois à toutes les fontaines de votre amour. Je puise dans la fleur de vos créations l’essence de la paix et de la joie.
Que ma petite parcelle d’ardente vie se fonde dans la grande activité communautaire pour que s’élève à votre gloire ce temple de douceur, cette citadelle d’encens, ce grand cierge cloisonné, pétri de vos grâces et de mon obscur labeur.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU SINGE
Mon Dieu, pourquoi m’avez-vous fait si laid?
À cause de ce ridicule visage, l’humour veut que je fasse des grimaces.
Serais-je toujours le clown de votre création?
Qui m’enlèvera cette mélancolie du coeur?
Ne permettrez-vous pas, un jour, que quelqu’un me prenne au sérieux, Seigneur.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU PAPILLON
Seigneur, ou en étais-je? Ah! Oui, cette fleur, ce soleil, Merci.
Votre création est belle. Ce parfum de rose!
Où en étais-je?
Une goutte de rosée roule des yeux de joie au cour d’un lis. Je devais aller… Je ne sais plus!
Le vent a peint ses fantaisies sur mes ailes. Des fantaisies….?
Où en étais-je? Ah! Oui Seigneur, j’avais quelques chose à vous dire….
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DE LA GIRAFE
Seigneur, moi qui vois le monde de haut, j’ai du mal à me faire à ses petitesses.
J’ai ouï dire que vous aimiez les humbles…Potin de singe.
Il m’est plus facile de croire à votre grandeur.
Je me nourris de choses élevées.
J’aime assez me voir si près de votre ciel.
L’humilité? Potin de singe!
Ainsi soit-il
PRIÈRE DE LA CHOUETTE
Poussière et cendre.
Seigneur, je ne suis que poussière et cendre… Si ce n’est ces deux feux de position, couleur de lune, suspendus au crochet de mon bec et qui clignotent doucement dans la nuit.
Je ne hais pas votre lumière, Seigneur, je gémis de ne pouvoir la comprendre.
Ennemi de ce peuple des ténèbres qui pillent vos maisons.
Mon hululement éveille toutes les larmes des coeurs…
Ah! Mon Dieu, n’éveillera-t-il pas un jour, votre compassion?
Ainsi soit-il
PRIÈRE DU GRILLON
Mon Dieu, je suis tout petit et très noir, mais je vous rends grâce d’avoir répandu sur l’humilité de ma vie, la chaleur de votre soleil et l’or frémissant de vos blés.
Recevez donc avec indulgence le pauvre élan de mon amour….cette note de musique que vous faites jaillir de mon coeur.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU CHAT
Seigneur, je suis le chat.
Ce n’est pas précisément que j’aie quelque chose à vous demander……….Non!
Je ne demande rien à personne, mais, si vous aviez, par hasard, dans les greniers de votre ciel, une petite souris blanche ou une soucoupe de lait, je connais du monde qui les apprécie……………..
Ne maudirez-vous pas un jour, la race des chiens?
Car en ce cas, je dirais :
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU VER LUISANT
Mon Dieu, n’éloignerez-vous pas un peu de moi, votre lumière ?
Je suis comme un petit morceau de cendre.
Ah! C’est votre nuit qu’il me faut pour que mon coeur ose trembler sa faible étoile d’espérance et livre à d’autres coeurs cette part de joie que toute pauvreté recèle.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DE LA SOURIS
Je suis si grise, ô mon Dieu. Vous souvenez-vous de moi?
Toujours guettée, toujours chassée.
Je grignote petitement la vie. On ne m’a jamais rien donné.
Pourquoi me reproche-t-on d’être une souris?
N’êtes-vous pas mon Créateur?
Je ne demande qu’à rester cachée.
Donnez-moi seulement la ration de ma faim, loin des griffes de ce diable au yeux verts.
Ainsi soit-il
PRIÈRE DE LA CHÈVRE
Seigneur, laissez-moi vivre à ma fantaisie. Il me faut un peu de liberté sauvage. Un peu de vertige au coeur et cette saveur étrange de fleurs inconnues.
Pour qui seraient vos montagnes et ce vent de neige et de source?
Les moutons ne comprennent rien. Ils broutent, ils broutent, tous et toujours dans le même sens. Et puis, ils ruminent sans fin leur insipide routine.
Moi, j’aime bondir au coeur de vos créations, franchir vos abîmes et la bouche pleine d’herbes sans nom, frémir d’aventureuses joies à la cime du monde.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU GROS ÉLÉPHANT
Mon Dieu, c’est moi l’éléphant, votre créature qui vous parle.
Je suis bien embarrassé de ma personne et ce n’est vraiment pas de ma faute si j’abime votre jungle avec mes grosses pattes.
Faites-moi agir avec prudence et sagacité et donnez-moi de penser en philosophe afin que je conserve toujours ma dignité et mon équilibre et jouisse en tous lieux de l’humour des choses.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU BOEUF
Mon Dieu, donnez-moi du temps….. les hommes sont toujours pressés?
Faites leur comprendre que je ne peux pas aller vite.
Donnez-moi le temps de manger………
Donnez-moi le temps de marcher………
Donnez-moi le temps de dormir……….
Donnez-moi le temps de penser……
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DE LA FOURMI
Seigneur, on me donne toujours tort. Je suis la fable du monde. Eh bien, oui, j’amasse et je fais provisions. N’ai-je pas droit de jouir un peu du fruit de mon travail…….sans voir quelque chanteur de charme dévaliser mes greniers.
Il y a quelque chose dans votre justice que je ne comprends guère, quelque chose à réviser peut-être, si j’ose donner un conseil.
Je n’ai jamais pesé sur personne et sans vanité, me tire assez bien d’affaire.
Alors à cette incorrigible imprévoyance de certains, faudra-t-il redire éternellement
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DE LA TORTUE
Un peu de patience, mon Dieu, j’arrive.
Il faut prendre la nature comme elle est. Ce n’est pas moi qui l’ai faite.
Je n’ai pas l’intention de critiquer cette maison sur mon dos. Elle a du bon.
Mais, avouez, Seigneur, qu’elle est bien lourde à porter.
Enfin, souhaitons que la double clôture de cette carapace et de mon coeur ne vous soit pas tout à fait fermée.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU VIEUX CHEVAL
Voyez, Seigneur, ma robe s’en va tout en lambeaux comme une vieille bure usée.
J’ai tout donné ce que j’avais de joie et tout ce que j’avais de force dans un dur labeur.
Je n’ai rien réservé pour moi.
Et maintenant, ma pauvre tête encense toute la solitude mon coeur.
Mon Dieu, je me tiens tout raide sur mes grosses pattes.
Je suis votre serviteur inutile.
Ah! Que votre bonté me réserve une douce mort.
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DU CORBEAU
Je crois, Seigneur, je crois. C’est la foi qui sauve, vous l’avez dit. Je crois que le monde est fait pour moi car il meurt et je m’en repais.
Ma tenue de fossoyeur s’harmonise à mon vieux coeur cynique.
Ma « corbeautière » est entre vous… et cette vie tout en bas dont je guette la fin pour ma satisfaction personnelle.
Ah! Moi, je crie : « Avant moi, le déluge, quel festin! »
Je ne reviendrais plus dans l’arche.
Dans l’arche! Que meure en moi cette horrible nostalgie!
Ainsi soit-il.
PRIÈRE DE LA COLOMBE
L’arche attend Seigneur; l’arche attend votre bon vouloir et le signe de votre paix.
Je suis la simple colombe.
Simple comme la douceur qui vient de vous.
L’arche attend Seigneur, elle a souffert.
Laissez-moi lui porter ce rameau d’espérance et de joie et poser au coeur de son abandon la grâce immaculée dont votre amour m’a revêtue.
Ainsi soit-il.
Avec ce document, j’ai voulu partager un petit carnet que j’ai trouvé dans les affaires de ma tante Gabrielle qui est décédée centenaire, il y a quelques années.
Je ne sais pas où elle a trouvé cela. A-t-elle écrit ces petites prières elle-même. Je ne sais pas. C’était écrit à la main, de sa belle écriture soignée, avec une plume à l’encre, de cette couleur bleu mer que j’aimais tant.
Je ne voulais que cela se perde, alors j’envoie ce petit document à travers le monde de l’Internet, à tous les êtres humains de bonne volonté et qui connaissent la valeur de la prière. Faites circuler.
Montréal, le 1er mars 2016
geolac@hotmail.com

Advertisements

LE RÊVE D’ISIS

 

Quand reviendront diversité et adversité

Parleront ensemble Science et Vérité.

Trop souvent trompés, point de bougeront.

Attendront, mort, résurrection et guérison.

 

Verseau en passage étroit,

Plan futur jamais ne réalisera.

Si autre feu-eau devient roi,

Prends garde à ton Dieu-Karma.

 

Trop et pas assez d’eau!

Trop et pas assez d’enfant!

Trop et pas assez d’argent!

Bien trop de hauts, faux et sots!

 

J’ai vu avec permission de l’Éternel,

En essaim, démons-harpies dans le ciel,

En son clos, vache-cible et troupeau,

Et poules blanches sortant bec et ergots.

 

D’alliance planètes, soleil et lune:

Marée, feu, frisson, poison et dunes.

Par toute la terre, humanité ravagée,

Renaîtra par science quand gent agée.

 

Et toi, ô fille du maître-soleil,

Sans terre, ni reine, par mère ignorée,

Parmi femmes, monde et ses merveilles,

Tu verras combien Il t’a aimée.

 

Par Ba-Ka et cousine, Mère renaîtra.

Liberté par son Fils refleurira.

Vie, Mort, Eternité réunies sans lèvre

Apparaîtront après fortes fièvres.

 

Père, Mère, Fils, frères et sœurs

Ne forment plus qu’un seul cœur.

Anges ou démons qu’importent!

Ouvertes maintenant sont les portes

 

De : L’AMOUR.

 

 

TROISIEME JOURNEE

 

Quand Niel se réveilla, il était à nouveau maître de lui mais il avait dormi toute la journée et ne s’était pas présenté au travail. Il avait dormi dans le lit d’Iréna. D’ailleurs, elle était déjà levée et elle chantonnait dans son bain.

–  Je vais voir si elle est toujours dans d’aussi bonne disposition envers moi. C’est ma seule chance. Est-ce que l’excuse de la maladie subite serait acceptée par mon chef de service, surtout que je n’ai pas pu l’en informer. Non, il faut que je trouve quelque chose de mieux et vite.

Iréna se mit à rire quand il lui fait part de ses ennuis.

–  Ne t’en fais pas. Je vais demander à Césaria, mon amie…..Mais oui, tu sais bien….la fille du premier ministre. Tu vas  repartir d’ici avec une lettre signée personnellement de son père qui dira que nous t’avons gardé à notre service toute la nuit ….pour répondre à une urgence…..rien de plus simple, mon amour.

Elle avait dit vrai. Cela c’était bien passé. Le directeur n’avait pas posé de question mais il lui avait semblé vaguement inquiet et d’une politesse un peu maniérée. Mais Niel n’y prêta pas attention. Trop content de s’en tirer à si bon compte.

QUATRIEME JOURNEE

–  Aujourd’hui, Santé-Education et le problème de l’heure : le SIDA. Voilà un thème va attirer des centaines d’auditeurs supplémentaires.

C’est ce que lui avait dit son chef de section. Et il ne s’était pas trompé. La direction de l’hôtel avait dû ouvrir une nouvelle section, avec télévision et caméra en circuit fermé, pour satisfaire tous ceux qui s’étaient présentés pour entendre les conférences en direct. Il y avait maintenant deux autres serveurs avec lui au bar et malgré tout, il n’avait presque pas le temps de respirer. Le système de climatisation marchait à plein régime mais l’afflux de visiteurs réduisait à presque rien ses efforts pour rafraîchir l’atmosphère.

Un journaliste canadien avait pris place sur un des sièges du bar, en face de la télévision. Il semblait ne plus faire qu’un avec son banc et son verre rempli de glaçons. Il commandait régulièrement, mais donnait peu de pourboires. Niel se décida enfin à lui adresser la parole entre deux clients.

–  Pourquoi n’êtes-vous pas dans la salle dans la section réservée aux journalistes. Vous y seriez beaucoup plus confortable.

–  Je connais d’avance tout ce qu’ils vont raconter. Et ici, il    fait quand même moins chaud. De toute façon, le bar est bien   l’endroit le plus relax d’un hôtel.

Comment engager la conversation avec un étranger et journaliste de surcroît ? Niel connaissait plus d’un truc. Finalement, il réussit à lui faire raconter sa vie en entier, sans que l’autre s’en rende compte.

Il s’appelait André Vaillancourt, travaillait pour La Presse canadienne depuis cinq ans; il était marié et n’avait pas d’enfant car ce n’était pas compatible avec son métier, du moins pour le moment, disait-il.

 L’hôtel, très moderne, disposait d’écouteurs individuels pour les gens accoudés au bar. De temps à autre, il relevait la tête pour écouter et voir plus attentivement l’homme qui discourait dans le petit écran et il faisait ses commentaires tout haut.

 –  Tu vois, celui-là, il n’en dit pas trop, juste assez pour être   politically correct.

–  Qu’est-ce que tu veux dire par cette expression ? – demanda      Niel. 

–  Ca, mon petit gars, ça veut dire : ne pas froisser personne, ne jamais chercher le coupable, d’ailleurs, ou il n’y en a pas ou il y en trop et on ne peut pas tous les nommer. Tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil. Mais cette merde de SIDA, il y en a trop qui en meurent, des innocents et des naïfs. C’est pas contagieux autrement que par le sexe et le sang, qu’ils disent. Vas-y voir. Avant, ils nous ont fait accroire que les transfusions sanguines étaient sécuritaires et ils nous laissent bouffer des aliments bourrés de produits chimiques qui donnent le cancer. Moi, je me méfie et je prends mes précautions.

–  En Afrique, nous, on n’a pas le cancer, on n’a même pas de quoi manger, alors. On meurt en santé, quoi.

La réplique cynique et nonchalante du jeune serveur le fit tiquer, puis franchement rire. Et cela détendit l’atmosphère. Un autre buveur, assis tout à côté, avait failli s’étouffer dans son verre en écoutant la répartie de Niel. André Vaillancourt lui donna quelques bonnes tapes dans le dos et l’autre retrouva sa respiration. Maintenant, les présentations étaient indispensables.

–  John Tanner, du Sunday Times de Londres. Je couvre la conférence Nord-Sud comme vous. 

Le canadien semblait avide d’interlocuteur. Impatient de confronter ses idées avec un confrère, il attaqua immédiatement dans le vif du sujet.

–  Qu’est-ce que vous y comprenez à toutes ces statistiques qu’on   nous lance à tour de bras sur le SIDA et l’Afrique ? J’aimerai connaître votre avis ?

–  A première vue, c’est alarmant. Mais ce n’est pas ça le plus important. Je crois qu’on a enfin trouvé la bonne façon d’informer les gens d’ici. Il ne faut pas trop compter sur les gouvernements en place, ils n’ont pas d’argent pour toucher toutes les couches de la population en dehors des grandes villes et encore. Il n’y a pas beaucoup d’écoles et certaines églises se cachent la tête dans le sable en prônant l’abstinence. J’ai accompagné dernièrement un projet-pilote en santé communautaire. Il se promène de village en village dans une fourgonnette et il explique aux gens comment se protéger de cette terrible maladie. Mais il y a un HIC, auront-ils de l’argent pour se procurer les condoms ou est-ce que cela   fera partie des cadeaux que les organismes charitables devront leur fournir en plus des vivres et des médicaments ? 

–  Vous le dites bien ! Et moi, je trouve que le SIDA arrive très propos en Afrique. L’utilisation du condom  va réduire en même temps le nombre des naissances. – tint à faire remarquer André Vaillancourt. 

–  Ce que vous dites va en faire sauter d’indignation plus d’un.

   répliqua John Tanner, surpris par le franc-parler légèrement     alcoolisé du québécois.

–  Mais pas vous, j’en suis certain. Je sais, je sais. Je le dis …mais je ne l’écrirais pas et je ne le crierai pas sur les toits. Mais je suis écoeuré de toute cette hypocrisie, de ces manipulations de l’opinion publique par des intérêts privés. La liberté journalistique n’est plus ce qu’elle était. Il y a plus de reporters tués dans le monde que de chefs politiques assassinés. Vous trouvez ça normal, vous ? 

– Non, bien sûr. Mais la situation économique mondiale est la cause de tous les problèmes de l’Afrique et d’ailleurs. Le chômage, la drogue, la criminalité, la délinquance, la corruption, il y en a partout dans le monde. Je crois cependant que tous ces problèmes non-résolus vont finalement obliger nos gouvernants, banquiers et grandes industries y compris, à réajuster leurs orientations sociales, s’ils ne veulent pas transformer le monde entier en Tiers-Monde. Ils n’auront bientôt plus le choix.

–  J’espère que vous dites vrai, parce que la chaudière commence à chauffer sérieusement un peu partout dans le monde. Ca va        exploser un jour ou l’autre quand les gens n’auront plus rien à perdre. Leurs histoires de mondialisation de l’économie, ce n’est que de la poudre aux yeux. Ils ne font que déplacer le problème.

–  Justement, c’est le thème des conférences de demain. Vous y serez ?

 –  Pour sûr que j’y serais. Plutôt deux fois qu’une.

 John Tanner n’attendait pas vraiment de réponse. Il essayait de saisir le sens des paroles encore plus évocatrices qui se promenaient dans le petit fil qui pendait de son oreille. 

Niel en profita pour demander au canadien de lui expliquer ce que c’était exactement le SIDA.

– C’est une maladie mortelle, transmise sexuellement ou en           utilisant une seringue contaminée. On n’a pas encore trouvé de     remède. Si tu veux plus d’informations, va au kiosque des          Médecins sans Frontière. Ils en savent beaucoup plus long que moi. 

Niel porta la main à son cou, l’amulette ne s’y trouvait plus. Il l’avait enfermé dans un petit coffre, avec l’argent que le mauvais génie lui avait procuré. Mais elle continuait à lui porter la poisse. Il se souvenait du dernier geste qu’il avait posé pour échapper au démon. Maintenant, il se sentait piégé et il crut entendre rire un petit démon à la voix de hyène. Il s’était promis de ne plus jamais être le jouet de ses impulsions soudaines et cette peur qui l’empêchait tout à coup de respirer, il devait la dompter et agir avec sagesse. Il n’y avait qu’une façon d’en avoir le coeur net et c’était d’aller au coeur du problème.

–  Comment est-ce qu’on fait pour savoir si on a cette maladie ou pas ? demanda-t-il au journaliste.

–  Les hôpitaux font les tests gratuitement un peu partout dans       le monde. Mais ici, je ne sais pas. Ils commencent tout juste à s’inquiéter du problème.

Ce soir-là, Niel revint chez lui très abattu. Il avait perdu son innocence et sa confiance en lui. Tout avait marché de travers, à partir du moment où il avait commencé à écouter le démon ensorcelé par ses ancêtres. Il se cherchait désespérément une pensée positive, mais elles s’éteignaient toutes, les unes après les autres, sous le sombre martèlement de la logique.

Son oncle dormait paisiblement dans sa chaise, ignorant des évènements qui avaient bouleversé la vie de son neveu et de son fils adoptif. Quelque chose attira cependant l’attention du jeune homme. Un colis sur la table, accompagné d’une lettre, et qui lui étaient destinés. Il ouvrit la lettre en premier.

Mon très cher fils,

Je n’aurais jamais cru cela possible. Malgré mon âge, j’ai appris à lire et à écrire et tu es le premier à qui j’ai voulu annoncer cette merveilleuse nouvelle.

Il y a bien longtemps que tu nous as quitté mais tu es toujours demeuré dans notre coeur.

Les choses ont bien changé ici, dans notre petit village perdu, loin de la grande ville. Un groupe de missionnaires et de bénévoles sont venus s’installer chez nous. Ils nous ont aidé à construire une école et un dispensaire. Ils ont fait creusé un puits et nous pouvons maintenant cultiver des légumes et élever des animaux.

Les enfants de notre village sont en bonne santé et vont tous à l’école. Tu devrais voir tes neveux. Ils lisent et écrivent bien mieux que moi.

Ta soeur t’envoie une chemise qu’elle a cousu elle-même. Les missionnaires ont installé un petit atelier et apprennent des métiers à nos jeunes afin qu’ils puissent se débrouiller plus tard. Je suis certain que Dieu a exaucé nos prières et que la misère va bientôt s’éloigner de nous.

 Ce n’est pas tous les jours facile, mais nous tenons le coup. Toi aussi, j’espère. Donne-nous de tes nouvelles et je prendrais mon crayon tout neuf et une belle feuille de papier pour te répondre.

A bientôt,

          Ton père qui t’aime.

P.S. Sois toujours fort et sage, c’est la seule bonne façon de          vivre.

FIN

CHAPITRE XVI

E – Et une grande voix, que j’entendis sortir du sanctuaire, disait aux sept anges : Allez verser sur la terre les sept coupes de la colère divine.  Le premier s’en alla verser sa coupe sur la terre, répandant un ulcère malin et méchant sur les hommes porteurs de la marque et adorateurs de l’image du Monstre.

T – Suites et conséquences de la guerre atomique.

      Les pays qui auront fait la guerre au Monstre et auront fait leur reddition par la suite pour être sauvés de la destruction et de l’anéantissement n’échapperont pas à leur sort. Parce qu’ils auront accepté la foi communiste pour sauver leur vie et que cela leur aura valu d’être marqué dans leur chair de leur numéro d’identification. Eux seuls ont droit d’acheter et de vendre : mais ce qu’ils mangeront sera contaminé par les radiations et la maladie les frappera.

E – Puis le deuxième, en versant sa coupe sur la mer, la mit toute en sang- le sang d’un carnage – et toute vie disparut de la mer.

T – La radio-activité et les poisons répandus dans la mer au cours de la guerre, s’accumuleront, se mêleront à la pollution déjà existante et compléteront leur oeuvre de mort : toute vie disparaîtra de la mer et des océans. 

E – Et le troisième versa sa coupe sur les fleuves et les sources des eaux : encore du sang.

T – Tout ce qui vivait dans les eaux des fleuves mourra et cette eau, ainsi que celle des sources souterraines sera polluée et impropre à boire. 

E – Maintenant, c’est sur le soleil que le quatrième ange verse sa coupe, pour faire en sorte que son feu brûle les hommes. Et les hommes brûlaient de grande chaleur.

T – L’atmosphère, saturée de pollution et des déchets de la guerre, perdra sa qualité de filtre naturel, et transformera la terre en une vaste serre à la chaleur étouffante et humide.

E – Puis le cinquième versa coupe sur le trône du Monstre, et son royaume devint empesté.

T – Conséquence de la guerre : la végétation morte ne renouvelle plus l’air suffisamment, le changement de température transforme l’eau polluée et viciée en vapeur d’eau qui stagne dans l’air. L’effort industriel pour soutenir la guerre va polluer l’air respirable des pays communistes sans compter tous les raids aériens et les missiles qui laissent leurs traces dans l’air.

E – Alors le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve de l’Euphrate pour le dessécher et préparer la route aux rois qui viennent de l’Orient.

T – Le cours du fleuve Euphrate sera dévié, et les nations qui habitent ses berges se rassembleront pour leur guerre sainte : ils représentent les armées du Faux-Prophète et vont s’allier avec le Monstre (URSS) pour porter la guerre sur d’autres continents.

E – Et je vis sortir de la gueule du Dragon, du Monstre et du Faux-Prophète trois esprits impurs en forme de grenouille – en fait, des esprits de démons – capables de grandes merveilles, pour arriver à rassembler les rois de la terre en vue de la guerre, celle du grand jour du Dieu tout-puissant.

T – Ici, le Dragon désigne des représentants de la race jaune; le Monstre : l’URSS et le Faux-Prophète identifie les 4 pays de religion musulmane qui s’associent pour la conquête d’une partie du monde. Ces trois races s’uniront et rassembleront une grande armée de Terre si grande et si forte que tous les gouvernements seront tentés de faire reddition et de s’unir à eux plutôt que de leur résister.

St-Jean reprend ici le CHAPITRE VIII, les Sept Fléaux et les Sept Trompettes et y explicite certaines des conséquences de cette guerre sur la nature et la survie de l’humanité.

E – Voici que je viens tel un voleur. Tant mieux pour celui qui veille et garde son vêtement pour ne pas marcher nu en montrant sa honté. 

T – Tel un voleur, les armées des conquérants frapperont par surprise et en pleine nuit. Tous se trouveront nus et sans préparation pour la fuite ou la survie.

E – Et le septième ange versa sa coupe dans les airs. Dans le sanctuaire, s’éleva alors du trône une grande voix : C’en est fait.  Et ce furent éclairs, clameurs et tonnerres, forts tremblements de terre, tel qu’il n’y eut jamais, depuis qu’il y a des hommes sur la terre, de si forts tremblements de terre.

T – Et c’est la guerre et son cortège de bombes et de mort qui éclatent.

E – De la grande ville, il se fit trois parties, et dans les villes des Gentils tout s’effondra. 

T – New-York se scinda en trois parties et toutes les autres cibles en territoire américain s’effondreront sous les bombes. 

E – Et Babylone la grande eut enfin de Dieu sa ration de la coupe du vin de la colère de dieu. Les îles partirent à la dérive; plus de montagnes à l’horizon. Une grêle aussi grosse que des talents s’abattit du ciel sur les hommes. Mais ce ne furent que blasphèmes contre Dieu chez ceux qui subissaient cette grêle, tant fut grand ce fléau désastreux.

T – Ici, le nom de Babylone désigne les U.S.A. Et les Américains ne virent pas dans ce fléau la punition de dieu pour toutes leurs fautes et il n’y aura dans leur coeur que haine envers leurs ennemis et non compréhension des conséquences de leurs propres agissements depuis 3 siècles. Ils ont rejeté Dieu-Esprit au profit de la possession matérielle du luxe et de tous les plaisirs du corps.

 

CHAPÎTRE XVII  – Jugement et identification de Babylone

La fin de Babylone 

E – Me voilà donc transporté au désert en esprit et je vois une femme assise sur un Monstre rouge écarlate, couvert de titres blasphématoires, ayant sept têtes et dix cornes. La femme, aux vêtements de pourpre et d’écarlate, ornée d’or, de pierres et de perles, tenait à la main une coupe d’or, pleine des abominables insanités de ses débauches.

T – Spirituel : la femme : l’épouse mystique du Christ : l’Église bien vêtue, bien nourrie, ornée et décorée, infidèle et parjure à sa mission. Démontrant par sa façade tapageuse l’errement de ses actions humaines par rapport à la transmission de la parole divine. Le Christ disait lui-même qu’il n’était pas venu pour apporter la paix mais pour proclamer la vérité. L’Église, pour protéger sa propre interprétation de la paix, s’est compromise au niveau de la Vérité.

T – Matériel : la femme : les USA qui, assise sur le Monstre écarlate : URSS, croit l’avoir dompté et pouvoir le maîtriser. Cette femme USA riche et comblée et sans morale et le monstre écarlate couvert de titres blasphématoires, qui ne respecte rien, ni personne.

E – Les sept têtes sont sept collines qui servent de sièges à la femme; ce sont aussi sept rois. (Cinq ont passé, un existe, l’autre n’est pas encore venu; et quand il viendra, ce sera pour peu de temps). Et ce Monstre, qui était et n’est plus, compte pour un huitième, tout en étant des sept, mais s’en va à sa perte.

T – L’Église, établie à Rome, la ville aux sept collines, et la femme, les USA, assurent leur prospérité mutuelle. L’Église, en pacifiant les peuples sous-développés et en les préparant à servir leur nouveau maître : le commerce, et les capitalistes en s’emparant des richesses de ses peuples et en les faisant travailler à vil prix.

    Ici, le sens multiple des chiffres s’appliquent au déroulement du temps pour un royaume très précis, puisqu’il s’agit du règne successif des rois ou gouvernants de celui, que St-Jean a identifié comme le Monstre. Cinq ont passé : Lénine, Staline, Kroutchev, Brejnev et Andropov quand ce livre est rédigé. La succession de Tchernenko sera troublante. Gorbatchev (l’ancien esprit nuisible de ce système, l’excès et la tyrannie) Le huitième gouvernant, qui n’avait pas pu être élu immédiatement comme septième, verra cependant son règne confirmé et sous lui s’achèvera cet empire.

E – Quant aux dix cornes que tu as vues, ce sont des rois qui n’ont pas encore régné; mais ils exerceront leur pouvoir de rois une heure avant le Monstre. Ils s’entendent pour donner au Monstre leur puissance.

T – Les dix cornes sont les 10 nations d’Europe qui s’uniront au Monstre pour servir son idéal de conquête du monde. Ils se verront proposer cette union afin d’éviter leur destruction lors de la première phase de la guerre que l’URSS comptait leur déclarer. Forte de leur adhésion, l’URSS entamera alors son plan de conquête. Géographiquement, les cornes précèdent la tête en direction de l’ennemi : l’URSS pousse l’Europe à attaquer l’Amérique et l’URSS pousse par en arrière. 

E – Contre l’Agneau, ils feront la guerre; mais l’Agneau sera vainqueur.

T – Contre l’Amérique, ils feront la guerre. Mais au nom de la liberté et de la paix, de ces deux valeurs morales que l’Amérique a toujours défendu, l’Amérique vaincra.

E – Les eaux au milieu desquelles siège la prostituée, ce sont des peuples, des nations, des langues.

T – Rome-Église et New-York-USA supportent toutes deux cette description.

      Rome-Italie, au centre de la Méditerranée, l’Église, régnant idéologiquement sur les nations.

      New-York-USA, siège du commerce mondial et grande capitale d’un pays formé de plusieurs races, peuples et langues : immigrants venus de tous les pays du monde. New-York-USA qui dicte les règles de la vie économique mondiale.

E – Or, les dix cornes que tu as vues, ainsi que le Monstre se mettront à haïr la prostituée, la dépouilleront nue de ses vêtements, se nourriront de sa chair et la brûleront au feu.

T– Les 10 pays en alliance avec le Monstre voudront la perte des USA et de l’Église : tous deux proclamant la liberté des individus et des peuples. N’ayant pu détruire l’Église, la religion et la foi sur leurs territoires et l’Église étant leur adversaire dans leur emprise sur les individus et les peuples, ils ont entrepris un travail de sape et de corruption. L’Église est rongée de l’intérieur; ses secrets jalousement gardés sont connus de son ennemi. Des plans ont été préparés pour la ruiner financièrement et les nombreux scandales qui seront dévoilés achèveront sa perte. Finalement, pour consommer sa perte, un grand incendie détruira la ville.

      Le Monstre-URSS et ses alliés entreront en guerre avec les USA, lui enlèveront toutes ses possessions dans les autres pays, empêcheront tout son commerce extérieur et la détruiront par les bombes.

 

CHAPITRE XVIII  – Deux proclamations, trois lamentations 

Dans ce CHAPITRE, Babylone désigne tour èa tour deux villews : Rome et New York. Toutes deux symboles de la vie de leur temps : New York pour le matériel et Rome pour le spirituel  Toutes les deux au summum de leur gloire et toutes les deux dans l’erreur, propageant leur vérité particulières à toutes les nations de la terre. Paroles sans action et actions vides de sens. Puissants associés aux puissants pour assujettir les peuples et les garder dans la soumission.

Du Verset 1 à 9, Rome est particulièrement désignée bien que les reproches qui lui sont adressés s’appliquent aussi à la capitale du matérialisme.

Du Verset 9 à 19, la grande ville mercantile New York s’effondre. Les USA subissent aussi leur sort et eux qui régnaient sur le commerce mondial sont réduits à moins que rien. Toutes les nations qui commerçaient avec eux voient également s’effondrer leur économie et leur commerce.

L’Église romaine, ruinée physiquement, sa crédibilité à jamais entachée, va perdre le soutien de milliers de prêtres et religieux qui retourneront au source de leur foi et à la vérité première de la révélation du Christ…..

De cette fausse paix et de cette vérité manipulée qu’elle avait prêchée à tous les peuples de la terre, elle en avait profité pour s’enrichir. Tous les rois, gouvernants, riches et puissants de la terre en ont également profité pour s’enrichir abusivement et exercer leur pouvoir de façon démesurée et sans respect pour l’être humain. Le commerce éhonté des matières premières et des richesses des peuples, de leurs ressources actuelles et futures pour leur survie, tout a été monnayé et rien n’a été retourné aux peuples.

Ces peuples opprimés se révolteront et refuseront son enseignement tronqué. Les plus frustrés iront jusqu’à persécuter physiquement les représentants de l’Église. 

Vengeance céleste – Versets 20 à 23

Finalement, de la grande ville de New York, il ne restera rien car ce qu’il en restera s’effondrera dans la mer.

‘’Alors que tes marchands furent rois et maîtres sur les terre, et que toutes les nations ont été trompées par tes artifices … » » »’’ Une nouvelle fois, New York et les USA sont dénoncés :

‘’C’est chez toi qu’on trouvait le sang des saints prophètes et de tous ceux qui furent mis à mort sur la terre.’’Et la finale de la phrase s’applique à Rome-Église.

CHAPITRE XIX – Le triple Alleluia

L’Église corrompue disparaîtra et il en naîtra une nouvelle, respectueuse de la parole divine, de la vie, de l’amour et de la vérité.

 

LE VERBE VICTORIEUX 

Fin du Monstre et de la Bête

E-  Je vis alors un ange debout en service, et sa grande voix résonnait, disant à tous les oiseaux de l’atmosphère : Venez prendre part ensemble au grand festin de Dieu. Vous y mangerez les chairs des rois, des chefs, des grands, des chevaux avec leur cavaliers, de toutes sortes de gens, libres et esclaves, petits et grands.

T-  Le Roi des rois et Seigneur des seigneurs rassemblera son aviation, elle sera composé de différentes nationalités et peuples, de tout ce qui peut voler et se tenir dans les airs. Ce sera la revanche des petits et des faibles, des opprimés et des affamés. L’ennemi leur sera livré sans merci pour le pillage et la destruction. Les unités aéroportées couvriront le ciel et la terre de l’ennemi et rempliront les campagnes et les villes.

E-  Et je vis le Monstre et les rois de la terre avec leurs armées réunies pour engager le combat contre le Cavalier avec son armée. Le Monstre fut capturé et avec lui le Faux-Prophète – celui qui faisait des merveilles à son service pour séduire ceux qui portaient la marque du Monstre et adoraient son image – tous les deux vivants, ils furent jetés dans un cratère de feu ou brûlait le soufre….. 

T-  L’URSS et ses alliés musulmans seront vaincus. Tout ce qui est atomique flambera et aucune possibilité de survie naturelle ou réincarnée ne sera plus possible dans ces contrées ou l’énergie sauvage et incontrôlée règnera en maître.

E-  Tous les autres furent exterminés par le glaive qui sortait de la bouche du Cavalier, et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair.

T-  Sur les ordres du chef des armées, l’aviation écrasera les foyers de résistance partout ou ils subsisteront.

Chapitre XX – Le règne millénaire

E-  Maintenant un ange descendait du ciel, tenant à sa main la clé de l’abîme ainsi qu’une grande chaîne. Il captura le Dragon, le Serpent d’autrefois, qui le Diable et Satan, et le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, l’y enferma à clé, mit les scellés. Il n’irait donc plus séduire les nations avant mille ans – après quoi on doit le relâcher un peu de temps.

T-  La Chine qui ne sera pas intervenue dans le conflit, recevra le salaire de sa neutralité et sera enfermée à l’intérieur de ses frontières pour mille ans et n’aura plus aucun contact avec les autres nations de la terre pour cette durée. Au bout de ce temps, on lèvera les interdits pour tester l’évolution de part et d’autre.

 Extermination finale des ennemis

E-  Une fois les mille ans écoulés, on laissera Satan sortir de sa prison; et il se mettra à séduire les nations aux quatre coins de la terre, celle de Gog et Magog, pour un rassemblement de guerre aussi considérable que le sable de la mer. 

T-  Lorsque les frontières auront été ouvertes, la Chine se fera de nouveaux alliés dans le but de dominer le monde. 

E-  Toute la largeur de la terre fut envahie, et le camp des saints autour de la ville bien-aimée investi.

T-  Et la guerre reprit et l’envahisseur couvrit toute la terre et encercla la capitale de ce monde….

E-  Mais Dieu fit descendre du ciel un feu destructeur. Et le Diable, leur séducteur, fut jeté dans le brasier de feu et de soufre, pour y être torturé jour et nuit avec le Monstre et le Faux-Prophète, et cela pour des siècles sans fin. 

T-      Mais les satellites de surveillance et de riposte entrèrent en œuvre et détruisirent la terre de l’envahisseur au moyen d’une arme issu du soleil. Ces derniers irréductibles dans la tourmente de l’énergie solaire ne seront plus jamais capables de rassembler les atomes de leurs corps-âme éthériques et n’auront plus jamais droit à la vie organisée.

RAPPEL À LA MÉMOIRE

Hommes et femmes, jeunes et vieillards de ce siècle, habitants de ce pays, vos yeux et votre mémoire ne vous servent donc point à vous connaître vous-mêmes et à reconnaître les signes des temps?

Votre histoire et celle de votre proche passé, ainsi que l’histoire de l’ancien peuple de Dieu, ne vous ont-elles donc rien appris? 

La guerre est à vos portes, vous le voyez et vous ne le croyez pas? On vous mettra un fusil entre les mains, vous, vous trouverez cela simplement drôle. Vous mourrez sur le champs de bataille et vous vous demanderez encore comment cela a pu arriver.

Vous rappellerez-vous alors que l’on vous avait averti d’avance. Que vos artistes, vos poètes, vos chanteurs et vos écrivains, vos prophètes vous l’avaient annoncé?

Vous ne voulez pas davantage croire en Dieu ou au Diable, pas plus à l’indifférence de l’humanité pour elle-même et sa survie matérielle, spirituelle et éternelle.

Les ravages et les misères de la guerre font pourtant partie de l’histoire de vos ancêtres et vous vous dites, c’est du passé. Qu’y a-t-il donc de changé aujourd’hui? Etes-vous meilleur qu’eux, plus conscients et moins manipulés, plus maîtres que serviteurs?

Les évolutions se poursuivent, les empires se lèvent et s’écroulent, les jaloux et les envieux sont légions, confondant confort matériels et bonheur.

Mais la VÉRITÉ n’est jamais dite, elle reste cachée car elle est constat d’échec et refus du changement sauveur.

Votre vérité, celle du passé qui sera celle de votre futur, la voici : quelques fragments d’histoire que vous voudriez oublier ou ne jamais savoir.

La misère en France

‘’L’on a vu (des pauvres) rampant sur des fumiers comme des lézards, d’autres sur la paille, comme immobiles par l’exténuation de toutes les forces, et d’autres dans des cloaques et étables, comme personnes déjà confisquées et tellement insensibles par la longueur et l’excès des maux, qu’à peine pouvaient-ils entendre parler de Dieu, comme bêtes stupides plutôt que créatures humaines.’’

Extrait de État sommaire des misères de la campagne et besoins des pauvres aux environs de Paris des, 20, 22, 24 et 25 octobre 1651. Rapporté par Nos Racines, l’histoire vivante des québécois, Volume 1.

‘’L’inhumanité a été à un tel point que nous avons appris qu’au village de Nully, un enfant fut jeté tout vif dans un four ardent et qu’un mari et une femme furent tellement fouettés avec des épines qu’ils sont morts de ce supplice; qu’au village de Dammart, un pauvre marguillier fut mutilé de tous ses membres, eut le ventre ouvert, et ses entrailles lui furent mises entre les mains pour l’obliger à déclarer ou étaient les ornements de l’église.’’

Relations, cité par Antoine Redier et Nos racines, Volume 1.

‘’Il n’y a point de langue qui puisse dire, ni d’oreille qui ose entendre ce que nous avons vu dès le premier jour de nos visites : presque toutes les églises profanées, sans épargner ce qu’il y a de plus saint et de plus adorable; les ornements pillés, les prêtres ou tués ou tourmentés, ou mis en fuite; toutes les maisons démolies, la moisson emportée, la terre sans labour et sans semence, la famine et la mortalité presque universelle, les corps sans sépulture et exposés pour la plupart à servir de curée aux loups, les pauvres qui restent de ce débris, réduits à amasser par les champs quelques grains de blé ou d’avoine germés à demi pourris, dont ils font du pain, qui est comme de la boue, et si malsain qu’ils en sont presque tous malades. Ils se retirent dans des trous ou des cabanes, ou ils sont couchés à plate terre, sans linge, ni habits, sinon quelques méchants lambeaux, dont ils se couvrent, leurs visages sont noirs et défigurés et avec cela leur  patience est admirable. Il y a des cantons tout déserts, dont les habitants qui ont échappé à la mort sont allés au loin chercher leur vie, de sorte qu’il n’y reste plus sinon les malades, les orphelins et les pauvres femmes veuves chargées d’enfants, qui demeurent exposés à la rigueur de la famine, du froid et de toutes sortes d’incommodités et de misère.’’

Lettre d’un groupe de prêtres de la région de Reims, adressés à Vincent de Paul, début 1651. Nos Racines, Volume 1.

‘’Les soldats, point payés, se nourrissaient comme ils pouvaient : c’étaient des gens de sac et de corde; et, lâchés dans les villages, ayant pris de quoi manger et boire, ils s’offraient le reste; puis repus et excités, ils brisaient , incendiaient, profanaient, faisant le mal pour lui-même. Ils allaient parfois à la maraude par bandes de quinze cents homme, officiers en tête; on battait le tambour; on traînait les canons; et la troupe faisait la moisson, emportait le blé, massacrait ceux qui n’étaient pas contents.’’

La guerre, quelles que soient les armes qu’elle utilise, propage la mort; la mort-rapide, la mort-lente, la mort-agonie, la mort-maladie, la mort-famine, la mort-torture, la mort des siens et la mort des autres.

Aujourd’hui, des hommes et des femmes à lunette, dans le confort de leurs abris souterrains appuient sur des boutons et de petites lumières de couleurs s’éteignent sur une grande carte du monde. Résultats- une ville détruite, X mille morts, X mille blessés, X milles orphelins, X mille veuves, X autres morts pour toutes autres raisons par la suite. Mais ceux-là qui commandent à la mort ne verront pas le visage de l’enfant mort de faim en attendant sa mère qui ne revient pas. La vie pour eux n’a de sens que parce qu’ils sont en vie eux-mêmes: ils n’ont pas besoin des autres, des étrangers, des différents, des chômeurs, des invalides, des malades, des vieux. D’eux-mêmes, par eux seuls, ils se suffisent pour l’éternité, voilà leur crédo. Leur monde ne sera jamais assez abîmé pour ne pas se reconstruire avec eux comme gestionnaires. Ils ont tout prévu pensent-ils.

Un autre rappel du passé avant d’avancer dans le futur et peut-être après, aurez-vos le courage de vous regarder en face et d’imaginer votre mort future.

Demandons à au autre, dont la mémoire était proche de ces jours d’horreur, ce qu’apporte la guerre :

La famine à Paris : auteur : Voltaire

D’un ramas d’étrangers la ville était remplie;

Tigres que nos aïeux nourrissaient dans leur sein,

Plus cruels que la mort, et la guerre et la faim.

Les uns étaient venus des campagnes belgiques;

Les autres, des rochers et des mots helvétiques;

Barbares dont la guerre est l’unique métier,

Et qui vendent leur sang à qui veut le payer.

De ces nouveaux tyrans les avides cohortes

Assiègent les maisons, en enfoncent les portes,

Aux hôtes effrayés présentent mille morts,

Non pour leur arracher d’inutiles trésors;

Et d’un peu d’Aliments la découverte heureuse

Était l’unique but de leur recherche affreuse.

Il n’est point de tourment, de supplice et d’horreur

Que, pour en découvrir, n’inventât leur fureur.

Une femme (Grand Dieu! Faut-il à la mémoire

Conserver le récit de cette horrible histoire?),

Une femme avait vu , par ces cœurs inhumains,

Un reste d’aliment arraché de ses mains.

Des biens que lui ravit la fortune cruelle,

Un enfant lui restait, près de périr comme elle;

Furieuse, elle approche avec un coutelas

De ce fils innocent qui lui tendait les bras;

Son enfance, sa voix, sa misère et ses charmes

A sa mère en fureur arrachent mille larmes;

Elle tourne sur lui son visage effrayé,

Plein d’amour, de regret, de rage, de pitié,

Trois fois le fer échappe à sa main défaillante :

La rage enfin l’emporte, et, d’une voix tremblante,

Détestant son hymen et sa fécondité :

‘’Cher et malheureux fils que mes flancs ont porté,

Dit-elle, c’est en vain que tu reçus la vie;

Les tyrans ou la faim l’auraient bientôt ravie.

Et pourquoi vivrais-tu? Pour aller dans Paris,

Errant et malheureux, pleurer sur ses débris?

Meurs avant de sentir mes maux et ta misère;

Rends-moi le jour, le sang que t’a donné ta mère;

Que mon sein malheureux te serve de tombeau,

Et que Paris du moins voie un crime nouveau!’’

En achevant ces mots, furieuse, égarée,

Dans les flancs de son fils sa main désespérée

Enfonce, en frémissant, le parricide acier :

Porte le corps sanglant auprès de son foyer,

Et d’un bras que poussait sa faim impitoyable

Prépare avidement ce repas effroyable.

Attirés par la faim, les farouches soldats

Dans ces coupables lieux reviennent sur leurs pas;

Leur transport est semblable à la cruelle joie

Des ours et des lions qui fondent sur leur proie;

A l’envie l’un de l’autre ils courent en fureur,

Ils enfoncent la porte. O surprise! O terreur!

Près d’un corps tout sanglant à leurs yeux se présente

Une femme égarée et de sang dégouttante.

‘’Oui, c’est mon propre fils; ou, monstres inhumains,

C’est vous qui dans son sang avez trempé mes mains;

Que la mère et le fils vous servent de pâture :

Craignez-vous plus que moi d’outrager la nature?

Quelle horreur, à mes yeux, semble vous glacer tous?

Ce discours insensé, que sa rage prononce,

Est suivi d’un poignard qu’en son cœur elle enfonce.

De crainte, à ce spectacle, et d’horreur agités,

Ces monstres confondus courent épouvantés.

Ils n’osent regarder cette maison funeste;

Ils pensent voir tomber sur eux le feu céleste;

Et le peuple, effrayé de l’horreur de son sort,

Levait les mains au ciel et demandait la mort.

Ceci s’est sans doute passé lors du siège de Paris par Henri IV, en France.

Refuserez-vous donc toujours d’apprendre les leçons du passé?

L’intolérance, l’égoïsme, l’orgueil, la convoitise, l’amas de richesses matérielles et intellectuelles, la recherche du plaisir jusqu’à l’oubli même de Dieu, tout cela mène à l’auto-destruction, autant des races, des empires , des civilisations que des individus.

Et quand les humains auront épuisé tous les plaisirs de la vie, ils chercheront les plaisirs de la mort, chez les autres, puis chez eux-mêmes. Se comparant ainsi à Dieu, parce qu’ils auront le pouvoir de vie et de mort sur des millions d’êtres humains. Et la mort engendrant la mort, et la guerre engendrant la guerre, la vie, la sur vie et la vie éternelle ne seront plus possible pour ceux qui trouveront leur plaisir dans l’acte de donner ma mort.

Ainsi donc, quand on vous dira, l’ennemi marche vers ton pays, cherche d’abord à savoir, en quoi tu as pu offenser celui que l’on dit ton ennemi et si tu peux faire réparation autrement qu’en acceptant le châtiment de Dieu (i.e. la guerre) sur ton pays, mets tous tes efforts à recevoir le pardon de celui qu’on dit ton ennemi. Et tu témoigneras par tes actions de la Parole Vivante de Dieu chez toi, et ce qui t’adviendra sera à la mesure de ta foi, de ta charité et de ton espérance. Et que la Vérité soit ton maître de pensée et tes actions empreintes de générosité et d’Amour, et la Vie (Dieu) demeurera avec toi.

Ce qui a inspiré ce document, c’est la recherche de l’espoir et le don de cet espoir inaltérable et éternel qui pouvait être fait aux hommes et aux femmes de ce temps. Dieu ouvre des portes mais trop souvent, c’est l’homme qui les ferme devant lui. Ces portes ouvertes, ce sont les prophètes qui nous avertissent. Quand ils nous reprochent nos fautes, ils ne se trompent pas; quand ils nous parlent de malédictions et de malheur, c’est toujours si nous continuons nos erreurs. Nos erreurs étant humaines, ce qui en découle est également humain et prévisible. La part de Dieu dans tout ceci, c’est de nous rappeler à l’ordre et de nous révéler ce qui nous est caché.

Et Dieu vous dit sa VÉRITÉ : L’AMOUR est génératrice de VIE.

Cela fait longtemps que je penses à cela et c’est certain, je vais vous ouvrir les yeux et vous faire réagir…du moins pour ceux qui vont lire cet article.

Regardez autour de vous, dans la rue, le metro, dans les lieux publics en général, et vous verrez les signes de la pauvreté qui s’affiche et s’affirme.

Les pantalons et jeans des garçons qui pendent au ras de la crack des fesses, voici ce que cela veut dire : j’ai pas d’argent pour me payer une ceinture et de toute façon, c’est le jean de mon grand frère et j’ai pas d’argent pour en acheter un autre. Moi quand je regarde cela, ça me fait penser aux couches pleines de m… des bébés avant qu’on les change de couches.

Les jeans effilochés qui traînent sur le plancher, cela veut dire: j’ai pas d’argent pour me payer un couturière, je connais personne qui a une machine à coudre et ma mère n’a pas le temps non plus….et moi non plus.

Les jeans troués qui à une certaine époque se seraient retrouvés dans les poubelles se promènent maintenant sans préjugés dans les rues achanlandées et les grands magasins. …mais les vrais faux vendus dans les étalages coûtent beaucoup plus cher.

Les t-shirts des filles qui ne cachent plus le nombril et dans lesquels les seins font éclater le tissu et en découvrent très large, cela veut dire: je sais il est devenu trop petit, mais il est encore bon et j’ai pas d’argent pour d’autres vêtements…. et c’est sexy et les hommes me regardent. Et je veux que les hommes me regardent, je veux un homme dans ma vie et qui va vouloir vivre avec moi et que je commence enfin à payer mon loyer à temps au propriétaire et qu’à deux, on puisse enfin s’amuser. J’en ai assez de travailler au salaire minimum pour manger des nouilles et du beurre de peanuts. 

Les hommes ne veulent plus se marier, ils veulent bien s’accoter mais ils ne veulent pas signer le bail du logis, ils ne veulent plus d’enfants et de pensions alimentaires, ils ne veulent plus d’une vie de couple « unis jusqu’à la mort et pour le meilleur et pour le pire ». Les hommes ne veulent plus d’une job à vie, plate et ennuyante avec un boss pas cool et une administration procédurière et  sclérosée où toutes les activités sont minutées.

Dans certans pays, les fils de riches se déguisent en pauvres pour se dévergonder dans un anonymat nécessaire pour leur protection.  Les pauvres et les riches ne se mélangent plus, donc la mode ne changera plus et il y aura un clivage de plus en plus important.

Les pauvres sont de plus en plus nombreux et la classe moyenne fond à vue d’oeil, regardez dans les super-marchés, plus rien de chic ou de beaux tissus pour les jeunes. Les acheteurs des grands magasins savent reconnaître les signes des temps et s’ajustent en conséquence, donc du pas cher, pas durable, pas de variété. Si tu veux davantage que du drabe et de l’anonymat, tu vas payer le prix.

Avant les pays pauvres se promenaient en vélo et en scooter, presque pas d’auto, aujourd’hui c’est l’inverse, les pays occidentaux changent leurs autos pour la bicyclette ou le scooter. Et encore, un autre palier de gouvernement profite de cette nécessité du pauvre et offre la location de vélo et tout le monde trouve cela cool. La prochaine étape, l’immatriculation des bicyclettes et des assurances obligatoires si vous utilisez un vélo dans vos déplacements journaliers et des attaches payantes sur les rues. Vous verrez, tous les moyens seront bons pour récupérer l’argent perdu par l’abandon des voitures et de l’essence. 

Mais qui va encore louer des vélos et utiliser le transport en commun s’il n’y a plus de logis à louer et seulement des condos à vendre?  Qui va faire des enfants dans un 4 1/2?  Qui va produire des vêtements quand l’eau sera devenu trop rare pour faire pousser le coton? La grande ville se vide et le style de vie urbain va disparaître. C’était évident depuis le début quand on connait la psychologe du genre humain et son évolution. 

Jusqu’à maintenant, le progression est venu des jeunes qui quittaient la campagne, de ceux qui divorcent ou ne veulent plus se marier, mais l’accumulation de  richesse n’est plus là.

L’université coûte plus cher mais il manque de plombiers, d’électriciens, de menuisiers, de ferblantiers, de mineurs, de travailleurs de chantier. Les métiers ne sont plus assez valorisés pour être attirants pour les jeunes, alors artificiellement, on va les forcer à reprendre la route des métiers et ils ne seront plus forcés de résider en ville. Les écoles de métiers sont en banlieue et ces types d’emploi aussi, y compris le Grand-Nord très publicisé par M. Charest.

Réveillez-vous et regardez dans quoi vous vivez, quelles sont les caractéristiques de l’époque oû vous vivez et vous pourrez prédire votre avenir sans problème. Donc, je m’attends à ce que vos commentaires viennent ajouter d’autres éléments à mes prédictions. Le monde change et vous devenez devenir conscients que vos styles de vie vont changer aussi et cela beaucoup plus rapidement que vous ne le pensez.

 

 

 

 

 

 

 

DEUXIEME JOURNEE

 

–  Allez debout Niel. Tu as assez dormi. Prépare-toi. 

Bengo mâchait distraitement un des sandwichs rapportés par Niel.

– Mardi : c’est la journée des églises et des religions. – fit remarquer Niel distraitement.

Mentalement, il se forgea un nouveau bâton en guise de colonne vertébrale pour faire honneur à cette élite de l’humanité qui prenait fait et cause pour le grand peuple africain. Pas comme ces revendeurs de drogue de la nuit passée.

Malgré sa soudaine et nouvelle richesse, Niel n’avait pas l’intention de laisser son emploi, ni de faire le fou. Après une rapide toilette, il revêtit  sa chemise blanche et son pantalon noir et referma la porte de leur petit deux-pièces.

Derrière son bar,  Niel put se concentrer sur le premier discours prononcé. Les éternels assoiffés étaient plutôt rares en ce début de matinée.

– La dignité de l’homme pauvre et celle de l’homme riche doivent se rejoindre dans cette mission civilisatrice. Les valeurs chrétiennes, qui ont modelé le monde occidental, demandent maintenant à faire leurs preuves en terre africaine. 

– La véritable fraternité est plus exigeante que la simple charité des échanges internationaux de capital monétaire. Il faut aller au coeur du problème, au coeur de l’homme matérialiste, et lui donner les bases spirituelles solides avec lesquelles il pourra bâtir un avenir intéressant pour l’humanité, sous l’oeil de Dieu.

– La mission évangélisatrice de l’Eglise auprès des âmes de tous  les enfants de Dieu et de la Création toute entière, amène sa   corollaire : la résurrection des corps. Et dans cette Afrique   ravagée, ce miracle se réalise tous les jours dans nos œuvres et celles de tous les chrétiens qui travaillent à relever nos      frères africains.

 A tour de rôle, Il s’appelait Trinité Sainte, Jésus, Allah, Jehovah, Khrisna, Bouddha, selon ses dignes représentants aux propos si mesurés.

 – Allah veut d’abord et avant tout, avoir des serviteurs fidèles et qui connaissent la Loi. La connaissance de la Loi et son application apportent la paix. Notre guerre sainte doit en être une contre les errements des hommes sans foi et sans respect envers le Très Grand et ce qui lui appartient : homme, femme, enfant, animaux et terre nourricière.

– Un ventre vide n’a pas de cerveau. Un corps malade transmet son mal de vivre à l’âme. Notre Maître Suprême enseignait les biens portants, nourrissait les affamés et guérissait les malades. Les besoins de l’Afrique sont les mêmes; son karma est très lourd et nous devons l’aider à l’effacer par notre action pure et désintéressée.

– Les peuples qui ont compris l’enseignement de Bouddha sont parmi les plus pauvres au monde pour l’argent et les richesses matérielles mais parmi les plus riches pour leur culture et leur vie  spirituelle. L’humain doit d’abord désirer l’union avec son dieu intérieur avant de désirer les biens matériels qu’il ne saurait utiliser à bon escient avant de comprendre leurs raisons d’être.

Niel servit très peu d’alcool cette journée-là; mais il ne comptait plus les verres d’eau, tasses de thé ou café et liqueurs douces, selon les convictions religieuses des auditeurs de ces conférences. Mais l’alignement régulier prévu par les organisateurs fut troublé par l’arrivée intempestive d’un groupe nationaliste réclamant la fin de l’ingérence des puissances mondiales en Afrique.

L’AFRIQUE AUX AFRICAINS proclamait leur bannière et les nombreux pamphlets qu’ils eurent le temps de distribuer à toute vitesse avant d’être expulsé par les gardes de sécurité et la police.

–  Quel courage ! lui souffla Idango, le videur de vaisselle, qui     était à ses côtés, quand les manifestants furent sortis. Et il     ajouta :

–  La moitié d’entre eux vont se retrouver en prison ou à l’hôpital ce soir, et qui sait quand ils en sortiront. Et ce n’est pas les beaux discours qu’on entend aujourd’hui qui vont y changer grand chose.

Une vingtaine d’employés de l’hôtel s’affairaient à remettre de l’ordre dans la salle et ramassaient les papiers épars. Le bruit des chaises remises en place couvrit pendant quelques temps les bavardages de la foule. Niel enfourna dans sa poche un des tracts.

Pour l’heure, le maître de cérémonies rappelait les auditeurs à leurs sièges et introduisait le dernier conférencier. Une partie de la longue journée de travail de Niel touchait à sa fin. Mais son intérêt était toujours aussi vif car celui qui occupait maintenant le haut pupitre était un africain, historien et anthropologue, et il se présenta lui-même comme un adepte de la foi Baha’ie

En cette dernière heure, Niel en apprit plus sur les peuples d’Afrique et leurs coutumes religieuses que tout ce qu’il savait déjà. Et le conférencier concluait.

–  Mais tout ceci est en train de disparaître à cause de l’urbanisation accélérée que nous connaissons. Le culte des ancêtres et la communication avec les esprits désincarnés, la symbolique animale et sa signification, les connaissances spirituelles transmises de père en fils, tout s’efface lentement. Il y a très peu d’historiens et de spécialistes intéressés à préserver ce qu’il y a de bon  dans la culture africaine et il est à craindre que les africains eux-mêmes perdent, en une seule génération, l’héritage de leurs ancêtres au profit de traditions et de culture appartenant à d’autres peuples, d’autres races, d’autres religions.

Deux jours à se faire dire qu’on est important, que tous les hommes sont frères et Niel se retrouvait une fierté et un élan d’émancipation qui le poussaient à sortir de sa routine quotidienne, à explorer de nouveaux aspects de la connaissance.

 –  A qui est-ce que je pourrais bien parler de tout ça ? Le monde     est beaucoup plus vaste et variée que mon petit coin de pays.

 En finissant de laver et de ranger la verrerie du bar, il s’imaginait en train de discuter d’égal à égal avec ces visiteurs si instruits. Mais il savait bien qu’il n’y avait qu’une façon pour lui de les approcher. Il se demanda comment le petit génie à son service arriverait à combler son désir. Il était seul derrière son comptoir, tous les étrangers avaient quitté la salle; il se décida et l’enfant réapparut, juché sur un des hauts tabourets.

–  Tu en as mis du temps à m’appeler. Pourquoi hésiter ?

– Je n’étais pas certain que tu pourrais réaliser ce genre de        magie.

– Et bien, tu vas voir. Je  vais te faire rencontrer quelqu’un       d’encore plus intéressant que tous ces gratte-papiers. Regarde dans ta poche.

– Il n’y a rien dans ma poche. Juste un des papiers laissés derrière eux par les manifestants. 

–  Oui, c’est bien ça… et il y a une adresse. Tu vas t’y rendre.

–  Mais je ne veux rien à voir avec ces gens. La police doit       maintenant courir après eux dans toute la ville.

– Tu ne m’as pas compris. Je t’ai dit que te rendre à cette          adresse, pas d’y entrer.

Il avait quelques heures à sa disposition avant de prendre son quart de service et c’était tout ce dont il avait besoin. Comme il l’avait prévu, des cars de police stationnaient aux deux bouts de la rue et les autorités de la ville avaient investi les locaux du groupuscule politique. Des débris de meuble, des vitrines brisées, livres et tracts s’entassaient au milieu de la rue et un officier en uniforme s’apprêtait à y mettre le feu. D’autres policiers déménageaient quelques classeurs bourrés de papiers.

–  Oh! Oh! Je fais mieux de m’éloigner d’ici au plus vite!

Et il fit demi-tour et entra dans la première ruelle venue. Mais dans son empressement, il heurta de plein fouet une jeune fille qui avait fait de cet endroit son observatoire personnel.

–  Tu ne pourrais pas faire attention où tu marches, étourdi. Tu as failli briser mes lunettes. lui dit-elle sans ménagement.

– Excuse-moi. Des escadrons spéciaux de la police font une descente dans cette rue et je ne tiens pas à ce qu’ils m’interpellent. D’ailleurs, je n’ai rien à faire avec cette manifestation.

Elle le regarda bizarrement. Elle semblait hésiter à poursuivre la conversation.

–  De quelle manifestation parles-tu ?

–  Je travaille à l’hôtel et j’ai assisté à leur débarquement. J’ai encore un de leurs papiers.

–  Ah ! Et qu’est-ce qui s’est passé ? lui demanda-t-elle aussitôt.

–  La police les a embarqués. Quoi d’autre ?

Elle eut un haussement d’épaules.

–  Evidemment, ils ne pouvaient pas s’attendre à autre chose. Ce sont des naïfs, mais on ne peut pas vraiment le leur reprocher. Ils veulent changer le monde mais je vais avoir le temps de voir mes arrières-petits-enfants avant que les choses changent en Afrique.

Niel était un peu surpris de sa vivacité et de son élocution. Le sans-gêne avec lequel elle l’abordait, le surprenait un peu.

–  Tu n’es pas tellement optimiste ! soupira-t-il tristement. 

– Tu l’es toi ? Je ne sais pas qui a pu te faire croire le con-   traire. Retourne un peu à l’école, jeunot.

En disant cela, elle le regardait droit dans les yeux, les poings sur les hanches, toute droite dans sa petite robe toute simple. Toute son attitude exprimait une révolte sous-jacente malgré le ton nonchalant de ses répliques.

Niel songea à s’en aller. Il n’aimait sa façon de lui parler, avec ce petit ton supérieur condescendant qui lui rappelait de trop nombreux occupants de l’hôtel. Il lui tournait déjà le dos quand elle lui prit le bras et accordant son pas avec le sien, elle lui confia :

–  Si cela ne te fais rien, j’aimerais te raccompagner à ton hôtel. On pourrait discuter en route. Tu es un drôle de type. Que tu sois un policier déguisé ou un véritable employé d’hôtel, cela m’est bien égal. J’ai décidé de te donner ta chance.

Décidément, elle lui enlevait les mots de la bouche. Et il mit lui aussi les choses au clair. Il se rappelait encore le conseil de son oncle.

–  Tu es une drôle de fille. Je ne connais même pas ton nom. Tu       pourrais aussi bien être à la solde de la police et tu essaies de me tirer les vers du nez.

–  Oui, je pourrais. Mais je ne le suis pas. Si tu m’as trouvée là, c’est que mon frère est membre de ce groupe et comme il n’est   toujours pas rentré à la maison, je venais voir s’il n’était pas au local de son association. D’ailleurs, même s’il est arrêté, mon père n’aura qu’à payer le juge de la ville et tout sera réglé. Mon frère n’appréciera pas trop. Il se prend pour un fanatique endurci mais il n’a aucune expérience de la vie et des prisons. Après ce coup-ci, je crois que mon père va l’envoyer étudier à l’étranger. Là, au moins, il va se tenir tranquille.

–  Ton père est si riche que cela ? questionna Niel, surpris de       l’assurance de la jeune fille.

Et elle partit à rire en se serrant davantage contre lui.

–  Mon père est le médecin personnel du président. Alors, tu comprends, je n’ai pas trop à m’en faire. Viens, mon automobile est juste là, derrière, avec mon chauffeur.

Niel trouvait que la situation évoluait trop vite à son goût et il ne savait plus trop comment réagir. Mais il aimait le contact de sa peau chaude et parfumée de vanille.

–  Rêver ne me fera pas de mal, après tout. – pensait-il. Elle me reconduira à l’hôtel et après, je ne la reverrai plus jamais.

L’auto aux vitres teintées attendait au coin de la rue, le chauffeur, en uniforme, salua la jeune femme courtoisement et lui ouvrit la portière en l’interrogeant du regard pour savoir quoi faire du jeune homme qui l’accompagnait.

–  Nous le raccompagnons à son hôtel…lequel m’as-tu dit tantôt …..

et elle lui fit un clin d’oeil pour l’inciter à jouer le jeu du touriste perdu.

Il se rappelait bien ne pas le lui avoir précisé et il répondit au chauffeur, plutôt qu’à elle.

–  Le Victoria Hall, là où se tient la conférence de l’ONU.

–  Très bien, monsieur.

Il ne savait pas trop si le chauffeur était dupe de leur petit jeu mais il s’en moquait éperdument. La jeune femme en appuyant sur un bouton, remontait la vitre qui séparait le siège arrière de l’emplacement du conducteur. Ils étaient seuls, à l’abri de toute indiscrétion.

–  Et si on faisait les présentations, maintenant….

–  Niel Azur. Je travaille à l’hôtel Victoria Hall, comme vous le     savez déjà. Je vis avec mon oncle. Je sais lire et écrire et je    parle plusieurs langues étrangères, l’anglais, le français,        l’arabe et un peu l’espagnol. Je suis serveur au restaurant de     l’hôtel et pendant les conférences, je travaille au bar.

Confortablement assise sur les coussins de velours bleu, elle s’esclaffa.

–  Aie, tu es chanceux ! Sans débourser un sou, tu peux écouter tous ces gens importants faire des discours ronflants et pleins de belles promesses.

Cette jeune fille n’avait pas de problème dans la vie et la facilité avec laquelle elle riait et plaisantait le hérissait quelque peu.

–  Pourquoi est-ce que tu parles comme cela ? On dirait que tu te moques de tout et de tous ? maugréa-t-il.

–  Et j’ai bien raison, crois-moi. J’y suis allée dans leurs universités occidentales. J’ai passé deux ans à Londres et j’ai étudié l’histoire. Crois-moi, j’ai appris sur la politique tout ce qu’il y a à apprendre. Après cela, tu préfères t’occuper d’autres choses.  

–  Il ne s’agissait pas de politique aujourd’hui. Les représentants des principales religions de la terre sont venus nous assurer de leur aide. Ils avaient l’air honnêtes et sincères !

–  Oh ! Ils l’étaient ! Tu peux en être sûr ! Ils sont très convaincants…mais ils n’ont aucun pouvoir. Les dirigeants africains les acceptent parce qu’ils amènent ici de l’argent, des vivres et des médicaments mais ils ne changeront pas leur façon de gouverner pour ça. Les principaux dirigeants d’Afrique ont fait leurs études en Europe ou aux États-Unis et ils ne font qu’essayer d’imiter ici le luxe, la puissance, la gloriole et la corruption des dirigeants de ces pays soi-disant chrétiens. Cela fait 500 ans que les religions chrétiennes travaillent à l’évangélisation de l’Afrique. Ils font ce que les dictateurs africains ne veulent pas faire, c.à.d. enseigner et soigner le peuple; mais elles seront décimées dès que leurs nouveaux adeptes s’apercevront que la cause de la pauvreté et du sous-développement de l’Afrique est due à la corruption de l’élite politique et qu’ils voudront changer les choses. Les armes accumulées par les dirigeants parleront et elles seront les plus fortes. Le sang coulera encore et rien ne changera. La religion islamique, elle, est en plein Moyen-Age et elle va faire vivre à l’Afrique les mêmes horreurs que l’Europe a connues à la même époque. Les conditions économiques, sociales et politiques sont les mêmes. Là encore, le peuple qui se révolte et accepte ces thèses fondamentalistes et fanatiques est berné et les vrais responsables s’en tirent encore. Dans les faits, ici, en Afrique, la politique a récupéré le religieux chrétien et le religieux islamique tente de récupérer la politique…mais c’est l’argent qui mène le monde et l’argent est bel et bien une religion pour trop de gens : l’argent de la charité des riches du nord pour qu’on se tienne tranquille, l’argent qui sert à acheter des armes pour protéger l’argent qu’il y a à sortir de la terre africaine et qu’on cache ensuite dans des banques en territoire étranger.

Tout à coup, elle lui tendit une revue internationale bien connue.

–  Emportes ça avec toi. Je te la donne. Tu m’as dit que tu connaissais le français. Tu sauras à quoi t’en tenir.

Irrité, Niel n’avança même pas la main pour prendre la revue.

–  Je t’ai dit que je parlais français, pas que je le lisais couramment. C’est beaucoup trop difficile pour moi.

–  Ça ne fait rien. Prends-là. De toute façon, elle ira à la pou-     belle.

–  Tu es une communiste ? demanda-t-il tout de suite après.

–  Non, je suis une extra-terrestre. Toi aussi, tu as entendu parler du communisme et tu penses trouver là la solution à tous les problèmes de l’Afrique. Réveilles-toi. Tu es un peu en retard. Le communisme s’est transformé en bureaucratie élitiste qui protège ses acquis au dépens du reste du peuple. L’idée de départ était peut-être bonne mais ça a foiré au bout de 50 ans et c’est 20 ans plus tard qu’ils l’avouent au monde parce qu’ils ne sont plus capables de le cacher.

–  Mais alors, d’après toi, il n’y a rien à faire et il faut continuer à vivre comme des animaux. – protesta Niel, malade de dégoût.

Il ne put s’empêcher de lui reprocher son inaction.

–  Mais toi, qu’est-ce que tu fais pour améliorer les choses ?

–  J’enseigne à l’université et si les intégristes musulmans          viennent à mettre la main sur le pouvoir politique, je devrai      m’habiller de la tête aux pieds, quitter mon emploi et rester      chez moi. Mais je n’attendrai pas que cela arrive, j’aurai         émigré aux États-unis, en Angleterre ou en France bien avant.

–  C’est si facile que cela ? Comment est-ce que l’on fait ?

Niel, l’enfant de la jungle, et Niel, le jeune travailleur, gardaient tout au fond d’eux-mêmes, malgré les différences qui s’étaient accumulées au fil des ans, la même curiosité et la même conscience claire et aiguë de la précarité du lendemain et de leur survie incertaine.

– Non, ce n’est pas facile, jeune ambitieux ! Mais si on a de  l’argent, on peut y arriver : de façon officielle …ou officieuse.

–  Eh bien, si l’argent achète tout, dans ce cas, il faut que je      retourne au travail. Mon service commence à 19 heures. Où est-ce que je pourrais te rejoindre si je voulais continuer cette      conversation.

La jeune femme partit à rire.

–  C’est vrai. Je ne t’ai même pas dit mon nom. Tiens voici la        carte d’affaires de mon père. J’écris mon numéro de téléphone      à l’endos. Ne la perds pas. Je m’appelle Iréna.

–  Je ne sais pas quand on se reverra mais merci pour la promenade, la revue…et la conversation.

–  Bah !  Qui sait ? Il se pourrait que je vienne assister à la       conférence de demain.

Cette fois, Niel était interloqué et il lui demanda pourquoi.

–  Si tu n’a rien de bon à attendre des occidentaux, pourquoi         viendrais-tu perdre ton temps à écouter ces discours ?

–  Mais pour me faire des relations, voyons. C’est toujours utile     de connaître des gens importants. Je pourrais en avoir besoin      plus tard.

Niel ne trouvait rien d’autre à dire à cette fille, qui, il le sentait bien, ne faisait plus partie de son monde. Africaine comme lui, elle lui était aussi étrangère que si elle débarquait d’une autre planète.

Iréna, la jeune africaine instruite et fortunée disparut derrière la vitre-écran de la luxueuse voiture de son père.

Le lourd manteau de la connaissance pesait soudain sur Niel de tout son poids. Ses épaules se voûtèrent instinctivement et le masque d’insou-ciance qu’il avait sauvegardé jusque là devant la jeune femme s’affaissa. De nombreuses heures de veille solitaire l’attendaient encore dans l’étroit cagibi qui lui servait de bureau au 4ième étage de l’édifice. Il aurait amplement le temps de réfléchir à tout ce qu’elle lui avait dit.

Il avait encore un peu de temps devant lui et il se dirigea vers le petit parc en face de l’hôtel. Il avait besoin de réfléchir. Le génie de la famille ne l’avait pas trompé. Cette fille lui avait appris tout ce qu’il voulait savoir et plus encore car il savait maintenant ce qu’il voulait : vivre comme elle, libre et indépendant, voyager, rencontrer des gens intéressés, étudier dans les meilleures universités, se promener dans de belles voitures, avoir des serviteurs et quitter ce pays de misère voué à la guerre, à l’anarchie, à la famine et à la pauvreté.

Sa décision était prise. Il ne restait plus qu’à trouver une façon de modeler son avenir selon ses désirs et son petit génie malicieux et inventif allait l’aider. Il l’amènerait avec lui partout où il irait et il ne serait jamais dans l’embarras.

Aussitôt dit, aussitôt fait. L’amulette, aussi obéissante qu’un téléphone cellulaire, lui donna son correspondant.

– A tes ordres, mon ami. Es-tu satisfait de mes services jusqu’à  présent ?

 –  Oui, vraiment, tu m’as été d’une aide très appréciable et j’ai maintenant décidé de ce que je voudrais faire mais je ne sais   pas comment m’y prendre.

Et Niel lui confia le résultat de ses rapides réflexions.

–  Je vois. Dis-moi….comment tu la trouves, cette fille ?

–  Elle est belle, intelligente, et riche, ce qui ne gâte pas les choses. Mais je ne vois pas où tu veux en venir ?

– Si tu l’épousais, tu l’aurais, elle, et aussi l’argent que son papa ne manquerait pas de lui verser. Qu’est-ce que tu en penses ? 

– Ça pourrait marcher…..mais comment vas-tu t’y prendre pour    qu’elle tombe amoureuse de moi et qu’elle m’épouse ? Sans       compter que son père pourrait s’y opposer.

– Si on n’essaie rien, on reste chez soi à broyer du noir. Laisse-moi faire, je vais t’arranger une rencontre avec elle et son père, ce soir. Rentre à l’hôtel et prépare-toi.

Le soleil couchant coiffait de ses lueurs flamboyantes les derniers étages des maisons pauvres et riches de la capitale. Les occupants et des visiteurs de l’hôtel entraient et sortaient pour le dernier repas de la journée. Un certain nombre d’entre eux se retrouve-raient sur les riches vérandas des opulentes maisons du Highmount, quartier résidentiel des membres du gouvernement, là où il fallait un laissez-passer pour traverser l’enceinte fortifiée. Tout comme les Blancs, les Noirs avaient dressé entre eux des barrières physiques, en plus de celles des différences de nation et de langue. La richesse et le pouvoir avaient créé une nouvelle tribu, un nouveau ghetto.

Niel revêtait son uniforme lorsque son superviseur l’appela.

–  Le premier ministre a commandé un buffet et du personnel ce soir chez lui. Un des serveurs s’est brûlé ce matin et tu vas le remplacer. Il y aura une cinquantaine d’invités. Change d’uniforme et descends à la cuisine, on t’attend.

–  Très bien. J’y vais tout de suite.

–  Tu connais les règlements de l’hôtel. Ce sont les mêmes à la résidence du premier ministre. Discrétion et efficacité. Ce que tu erras ou entendras ne t’appartient pas, sauf si le directeur de l’hôtel te le demande. C’est bien compris ?

–  Parfaitement, monsieur. C’est tout à fait normal.

Il était inutile et mal venu de demander plus de détails. Le moment venu, Niel saurait bien quoi dire pour satisfaire son patron. Toute sa personne était maintenant au service du chef-cuisinier et il ne fallait pas le faire attendre. Il était reconnu dans son petit royaume de chaudrons et de victuailles comme un tyran pointilleux et vindicatif.

Le camion réfrigéré attendait dans la cour; on achevait de le charger. Après s’être présenté au maître d’hôtel, Niel embarqua dans le petit autobus qui servait au transport du personnel. Durant le trajet en direction des beaux quartiers, le superviseur leur donna les dernières directives. Arrivé devant les grilles et les gardes en faction, le responsable débarqua et montra ses papiers et les autorisations officielles. Un haut-gradé inspecta les deux véhicules; il souleva même les couvercles des chaudrons et remua une louche dans la soupe.

Niel était un peu surpris de ces façons de faire et il interrogea Amed, son voisin de banc. C’était un habitué des services de buffet à l’extérieur.

– C’est la routine. Au cas où il y aurait des armes de cachées.     Avant de servir, le chef de la sécurité fera même analyser tout    ce que nous avons apporté comme nourriture. Il ne prends aucune    chance. En arrivant, nous devrons prendre une douche et revêtir    les uniformes des domestiques de la maison, toujours sous sa       surveillance. Alors, tu fais tout ce qu’on te dit et tu ne poses   pas de question. C’est la première fois que tu nous accompagnes, alors ne te surprends de rien et obéis aux ordres. Il n’y aura    pas de problème.

–  Merci du conseil.

Instinctivement, Niel calqua sur son visage l’expression sérieuse et professionnelle de son compagnon de service. Deux gardes, mitraillettes au poing, entraient dans leur autobus et les accompagnaient jusqu’au stationnement, près de l’entrée des cuisines. Une jeep suivait le camion de nourriture et quatre soldats y prenaient place. Tout le déchargement se fit sous leurs yeux attentifs. Leurs ordres : assurer la protection du premier ministre et de ses invités durant toute la nuit. Ils allaient rester là, sentinelles visibles et invisibles, en faction près des portes et des véhicules de transport, jusqu’à leur départ.

Tout se passa comme le l’avait dit son compagnon. Les mesures de sécurité étaient draconiennes; il avait l’impression d’être constamment épié. Mais tout se passait bien.

Quand la table fut dressée et garnie à profusion de mets appétissants et savoureux, les invités s’avancèrent. Des blancs en majorité, quelques asiatiques et des officiels du gouvernement de son pays. Il reconnaissait quelques-uns d’entre-eux pour les avoir aperçus à la télévision de l’hôtel. Pas beaucoup de femmes, et elles étaient prises en charge par l’épouse et les filles du président. Les discussions sérieuses avaient lieu entre hommes.

Un coup d’oeil rapide permit à Niel de remarquer un petit groupe qui entourait le chef de son pays et le responsable de la sécurité. Le président cachait mal son dépit et sa voix avait augmenté d’un ton. D’où il était, Niel pouvait tout entendre.

–  Le Fonds Monétaire International voudrait encourager la révolution dans mon pays qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Si nous n’avons pas pu rembourser nos dettes, l’an passé, ce n’est pas par mauvaise volonté.

–  Des troubles ont éclaté dans les villages frontaliers à cause de la famine. Il a fallu parer au plus pressé. C’était le seul argent disponible. Nous avons détourné des milliers de réfugiés vers de nouveaux villages, un peu à l’est d’ici. Cette ethnie n’aurait pas été bien accueillie dans la capitale où elle compte peu de ressortissants. Des femmes, des enfants et des vieillards, comme d’habitude. Les hommes sont restés pour se battre. Nous avons dû recruter d’urgence transport et soldats pour assurer leur sécurité dans leurs nouveaux territoires.

–  Le pétrole ne coule pas à flot chez nous. A chaque année, il y a des imprévus et nous devons faire face, sinon les occidentaux nous accusent de laisser mourir notre monde. Comment voulez-vous qu’on rembourse dans ces conditions?

–  Déjà que nos exportations ne rapportent plus comme avant. Plus   il y a de pauvres et de chômeurs en Amérique et en Europe, moins  nos produits se vendent et plus nous devons couper les prix pour  satisfaire les importateurs qui veulent continuer à faire les      mêmes profits qu’avant. Chez nous, non plus, l’argent ne pousse pas dans les arbres, vous devriez le savoir.

–  Non, nous n’avons pas de surplus de grains pour les semences du printemps. Les récoltes d’automne ont été désastreuses à cause de la sécheresse. Une fois de plus, nous allons devoir compter sur l’aide internationale. Les routes sont dans un état déplorables et nos moyens de transport sont limités. L’essence nous coûte très cher. Le marché noir arrive plus facilement à écouler les marchandises que nous, sur notre propre territoire.

–  Notre population urbaine a augmenté de 15% depuis 3 ans. Ils    espèrent tous avoir un emploi en ville et ils quittent leurs    village par centaines. Ils ne veulent plus cultiver leurs terres, cela ne rapporte pas assez. Pour récupérer des terres cultivables, il faudrait organiser l’irrigation à partir du fleuve qui grossit aux pluies d’hiver, creuser des puits, mais nous n’avons pas les moyens d’entreprendre ces travaux.

–  Trois nouvelles usines se sont installées dans la capitale cette année. Tous des capitaux étrangers. Tout ce qu’ils veulent, ce  sont des employés à bon marché. Je ne suis tout de même pas pour lever des impôts sur le maigre salaire des travailleurs. Ils arrivent à peine à se nourrir et à se vêtir. Si je parle de taxer les profits des compagnies étrangères, ils menacent de déménager

Niel lui trouvait tout à coup à ce premier ministre des allures nobles et princières, dignes de plus grands chefs d’état. Défendant ainsi la cause des peuples de son pays devant des Blancs bardés de diplômes et sûrs d’eux. Il était fier de lui. Evidemment, il y avait des tas d’histoires de corruption et de pots-de-vin, de fraude et de sorties de fonds du pays sous son mandat. Mais il n’y avait rien de nouveau là-dedans. Tout le monde avait besoin de manger et de dormir sous un toit. Les besoins étaient immenses et les possibilités bien maigres. Les plus débrouillards réussissaient à s’en sortir mieux que les autres et lui, Niel et son oncle Bengo, se considéraient parmi les chanceux.

Amed revenait, un plateau de verres et de coupes vides à la main.  En passant près de lui, à voix très basse, il lui raconta les dernières nouvelles, reliquat de ce qu’il avait entendu en servant les invités.

–  Le premier ministre a été l’objet de trois tentatives d’assassinat depuis le début de l’année. C’est plus que l’an passé à la même date. Il a des ennemis partout. Les partis d’opposition ont décidé d’avoir sa peau. Le gouvernement iranien soutient le MLI, la France encourage le R.N.K. et les américains sont derrière le président actuel. On ne sait plus qui gouverne. Il y a de grosses quantités d’armes qui entrent en fraude à la frontière sud. Il se prépare peut-être un autre coup d’état.

Niel avait goûté au champagne de luxe offert aux invités. Oh ! pas beaucoup, un fond de bouteille et il se sentait joyeux. Une certaine lucidité, dont il se surprenait lui-même, déliait les brides de son imagination et poussait les mots hors de sa bouche, avant d’avoir réfléchi aux conséquences.

–  C’est toujours la même chose. Trop de marmitons gâtent la sauce. Les proverbes de notre chef-cuisinier sont aussi valables dans le gouvernement. – répliqua-t-il à son vis-à-vis.

Mais son copain était sérieux, trop sérieux même, et il continuait sur le même ton dramatique.

– Tant qu’il y aura des mécontents et des affamés et aucun espoir d’améliorer les choses, il y en aura pour accepter de prendre les armes. Mercenaires ou soldats officiels, ils ont toujours de quoi manger au moins. Dans le village de mon père, dix-huit personnes sont mortes de faim avant que les vivres promis par le gouvernement n’arrivent, l’an passé.

–  Tu n’as tout de même pas l’intention de rallier les rangs des mécontents. Je te croyais mieux informé et plus intelligent que ça. Ils n’ont que de belles promesses et des mensonges à nous offrir. – répliqua Niel.

– Ce n’est pas en restant les bras croisés que les choses changeront. Le gars que j’ai rencontré cette semaine, en sait beaucoup plus long que moi.  Et ce qu’il m’a appris sur ce qui se passe ici et dans toute l’Afrique m’a ouvert les yeux. Ce soir, j’ai eu la preuve que ce qu’il m’a dit est bien vrai. Regarde tous ces étrangers pleins au as, ils se foutent éperdument de ce qui peut nous arriver. Ils sont là, à parler d’argent et de rentabilité, en comptant nos morts, nos malades et nos enfants comme des statistiques.

–  Tu peux bien parler, tu n’as pas d’enfant.…..et si tu en as, tu te gardes bien de le leur faire savoir.  Dis, t’as couché avec combien de filles différentes cette année ?

–  Je sais, mais je vais changer. Je te dis que le gars que j’ai rencontré est un véritable envoyé de Dieu. Je vais aller le        retrouver après ce buffet et je vais lui donner ma réponse. Je vais accepter sa proposition et me convertir à la foi islamique.

–  Amed, tu te trompes. Ce n’est pas à la foi islamique que tu vas te convertir, mais à une faction politique. Dieu, la foi, la loi, la politique, le gouvernement, c’est tout mêlé dans ta tête. Tu devrais attendre un peu et réfléchir. Les partisans de l’Islam ne parlent pas tous le même langage. Il y en a beaucoup qui sont résolument pacifistes.

Amed croyait avoir à faire à un interlocuteur du même avis que lui. Il releva la tête et le regarda droit dans les yeux, soudain agressif et hargneux.

–  D’où te viens toute cette science tout à coup, Niel Azur. Je ne t’avais jamais entendu parler comme cela avant. C’est à peine si tu osais dire ton opinion.

–  Moi aussi, je peux changer mais personne ne vas venir me dire quoi penser et quoi faire. Je sais ce que je veux et c’est d’en savoir davantage sur tout ce qui se passe ici et ailleurs, dans le monde. Après, je verrai ce que je ferai.

Leur petite conversation privée avait cependant attiré l’attention du maître d’hôtel qui s’approchait d’eux.

–  Hâtez-vous de terminer votre ouvrage. Vos petites discussions vous les terminerez chez vous, pas au travail. Le chef de la sécurité vous regarde depuis tout à l’heure. Cessez de vous faire remarquer.

Cela tombait bien, Amed n’avait pas l’intention d’en dévoiler davantage à quelqu’un qui ne partageait pas son opinion.  Il s’éloigna sans rien ajouter. 

Niel était plus que déçu. L’heure du départ était presque arrivée. les invités étaient tous partis et il n’avait pas encore rencontré Iréna, ni son père. Il quittait la grande salle du buffet quand il reconnut le rire espiègle de la jeune femme. En se retournant, il la vit au bras de son père. Ils accompagnaient un autre homme que Niel reconnut immédiatement pour l’avoir vu souvent à la télévision et dans les journaux, le président de la république lui-même. 

Iréna l’avait reconnu, il en était certain. Il ralentit volontairement sa marche, dans l’espoir qu’elle le rattraperait. En fait, elle le rejoignit un peu plus tard, dans la cuisine, avec la fille du premier ministre.

– Niel, je ne croyais pas te rencontrer ce soir. C’est une vraie  bonne surprise. Je racontai justement à mon amie notre rencontre de cet après-midi. 

– Oui, c’est bizarre ce que le hasard peut faire pour rapprocher  les gens.

Tu t’en allais ?

– Oui, c’est terminé ici. Je n’ai pas de raison de rester plus    longtemps.

–  Qu’est-ce que tu dirais si moi et mon amie, on t’invitait à rester avec nous ? Il reste encore des montagnes de nourriture et on va se faire un petit réveillon. On a invité un tas d’autres amis qui vont arriver bientôt. Dis, ça t’intéresse. Je vais m’occuper de toi. Je te promets que tu ne t’ennuieras pas un seul instant.

Le moment qu’il attendait depuis le début de la soirée. Avec un grand sourire et sous l’inspiration de son petit génie, il cueillit délicatement la main d’Iréna et y déposa un petit baiser très protocolaire, à l’européenne. Les deux filles en furent charmées et l’entraînèrent avec elles dans les étages supérieurs, dans les salons privées.

Des jeunes gens des deux sexes entraient par groupe ou par couple et les domestiques les annonçaient par téléphone pour vérifier leur invitation. Ils ne semblaient pas s’offusquer de cette procédure. Ce n’était pas la première fois qu’ils répondaient tardivement à un appel des habitants du lieu. L’alcool coulait à flot et le party était battait son plein.  

Les filles étaient courtisées librement par plusieurs hommes et des couples enlacées s’enfermaient sans gêne dans des chambres privées mises à leur disposition. Niel ne se sentait pas de taille à lutter pour conquérir Iréna qui avait plusieurs chevaliers servants à ses pieds. Malgré sa promesse, elle le quittait souvent pour danser avec n’importe quel invité. Niel sentait la moutarde lui monter au nez. Il perdait son temps ici. Son petit génie de pacotille le faisait poireauter dans cette soirée où il tournait en rond. Il décida de lui accorder encore une chance et il le fit venir.

–  Qu’est-ce que tu attends pour qu’Iréna tombe dans mes bras ? Ça fait deux heures que je lui tourne autour mais elle n’a pas l’air de se décider. Tu devais organiser notre rencontre. Ça n’a pas l’air de marcher.

–  Tu te trompes. Ca marche très bien au contraire. Dis-lui que tu as un petit cadeau à lui remettre et amène-la dans une des chambres. Elle te suivra, tu lui mettras ton talisman dans les mains quelques minutes et elle fera tout ce que tu voudras.

– Je veux bien te croire mais pourquoi tu ne m’as pas dis ça         plus tôt.

– Je voulais te laisser ta chance. Ton charme personnel aurait       dû faire son effet mais je crois que la demoiselle a un peu        trop bu d’alcool.

–    Bon, très bien. Tu peux t’en aller.

– Bien, maître. Demain matin, tu vas être très satisfait de mes  services, crois-moi.

Niel avait bu, pas tellement, mais il n’en avait pas l’habitude et il n’avait qu’une idée en tête : conquérir la belle et riche Iréna.

Le stratagème imaginé par le petit génie fonctionna. Iréna le suivit dans la chambre à coucher. Effectivement, elle consentait à tout ce qu’il voulait. Il se préparait à lui faire l’amour lorsqu’elle lui demanda de fermer les rideaux car le jour allait bientôt se lever. Machinalement, Niel se préparait à répondre à sa demande et il jeta un regard rapide sur le réveil-matin. Il était quatre-heures et demie du matin. La nuit s’achevait….à cette pensée, un éclair de douleur traversa son crâne….La nuit éveillée, l’échange des énergies vitales, la bataille dans la grotte de son enfance, tout lui revint en mémoire. Mais il ne pouvait y croire. Il s’élança dans la chambre de bain et referma la porte. Son amulette dans la main, il appela son génie. Celui-ci se présenta mais ce ne fut pas l’innocente vision d’un enfant qui se dressa devant lui mais un homme fait, qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau…et il était furieux…car Niel venait de découvrir son petit manège.

– Tu as de nouveau tenté de me faire passer une nuit blanche. Tu avais presque réussi. – cria Niel en le prenant à nouveau à la  gorge. Sale hypocrite. Tu as essayé de m’endormir avec tes cadeaux empoissonnés.

 – Oui, c’est ça et j’ai presque réussi. D’ailleurs, j’ai encore   des chances de succès. Si tu n’arrives pas à m’oublier d’ici au lever du soleil, tu es foutu. – dit-il hargneux. Toi et ta famille de sorciers, vous m’avez piégé en m’attirant dans votre univers et vous me gardez prisonnier. Je n’ai qu’une façon de retrouver ma liberté et c’est de récupérer assez d’énergie pour vous enlever l’amulette qui est tout ce qui reste de mon corps que vous avez réduit en petits morceaux. Vous nous appelez des démons et j’en suis un mais je n’accepte pas de mon plein gré de vous servir, minables petits mortels.

– Tais-toi, plus tu parles et plus le temps file. Eh bien, puisque je suis toujours ton maître et que je détiens toujours l’amulette : disparais immédiatement de ma vue. Vois-tu, je pourrais te demander de m’endormir immédiatement pour échapper à ta malédiction mais je ne te fais plus confiance.  Je vais m’occuper de mes affaires moi-même.

Niel ressortit de la chambre de bain complètement panique. Il voulait demander à Iréna de lui donner des somnifères mais elle dormait déjà. Il dut la secouer vigoureusement. Elle lui tendit son sac à main sans dire un mot. Tout ce qu’il y trouva, fut un petit sachet de poudre blanche et une seringue. Il n’avait plus le choix. Ignorant ce qu’il fallait faire, il prenait le risque de mourir d’une overdose mais au moins, il ne deviendrait pas l’esclave d’un démon.

CHAPÎTRE X  –  L’ANGE AU PETIT LIVRE

Le pays qui s’est fait connaître par sa ferveur d’application du petit livre rouge : la Chine.

La Chine interviendra dans ce conflit; elle s’interposera avec sa puissance militaire et obligera une cessation des hostilités et des invasions. Elle aura le support et une liberté de manoeuvre parce qu’elle aura d’abord conclu un pacte secret avec 7 autres pays puissants.

Il y aura ouverture de pourparlers pour faire cesser la guerre. Il y aura signature d’un traité, de belles paroles seront échangées mais une fois que cette paix aura été établie, on s’apercevra que les peuples visés par ce traité auront accepté une autre dictature aussi terrible que leur précédente misère.

Toutes les nations qui auront trouvé ce marché acceptable s’en mordront les doigts car ils en subiront aussi les contrecoups.

CHAPITRE XI – LES 1260 JOURS DES DEUX TÉMOINS   

Deux puissantes nations supporteront officiellement la création et le maintien de l’État d’Israël. Ils se donneront pour mission de délimiter le territoire de cet État. Ces deux pays armeront puissamment Israël qui pourra ainsi vaincre tous ses assaillants. Ces deux pays sont assez puissants pour imposer leur volonté aux autres pays qui voudraient s’interposer; leur puissance réside aussi dans leur main-mise sur les économies des autres pays qui craindront de graves répercussions financières s’ils s’objectent aux désirs de ces deux puissances.

Finalement, le Monstre (SSS) s’impliquera dans ce défi, il armera ses alliés, ennemis d’Israël, vaincra Israël et ses supporteurs. Pendant trois jours, après la défaite d’Israël, on laissera cadavres et blessés là où ils sont dans la ville de Jérusalem, appelée ici Sodome ou Égypte, car ceux qui sont revenus habiter Israël et Jérusalem n’avaient plus les qualités de leurs pères pour porter le nom d’Israël parce qu’ils se glorifiaient eux-mêmes et que la ville était également occupée par une autre race.

On rira à la face des supporteurs d’Israël et de Jérusalem mais au bout de ces 3 jours et demi, tous les habitants survivants de Jérusalem seront évacués par l’aviation de leurs supporteurs en si grand nombre qu’on n’osera même pas les attaquer. Et en dernier lieu, la ville aura été minée de partout afin de n’en laisser que cendres par ceux-là mêmes qui l’habitaient et étaient forcés de la quitter.

 La septième trompette

Cette dernière trompette annonce les derniers moments ultimes de la guerre. Le grand rassemblement de tous ceux qui ne sont pas des puissances militaires et qui devaient supporter les abus des grandes puissances qui utilisaient la terre entière comme champ de bataille. 

Ils se rangeront derrière un grand chef et entreprendront l’assaut final.

Une arme ancienne mais récemment redécouverte, viendra mettre un terme aux affrontements.

CHAPITRE XII  –  LA FEMME ET LE DRAGON

AVANT-PROPOS  –  Explication du passé – Dans le monde visible de la matière 

Dieu (Tout=Esprit-Matière) organisa la matière de telle façon qu’elle génère la vie et se perpétue sous différentes formes.

Dans la grande diversité de la nature ainsi créée les formes de vie les plus adaptables ont survécu jusqu’à nos jours et à force d’adaptation, l’être humain apparut sur la Terre. Dieu (Esprit) avait attendu jusqu’à ces temps pour que la matière organique en vienne à produire un support physique adéquat propre à soutenir la vie évolutive de l’Esprit qu’il comptait partager avec ces nouvelles créatures.

Dans tout l’Univers, diverses formes de vie pensante, les plus sages et les plus adaptables reçurent également le don de l’Esprit, certaines sont plus anciennes que l’homme et d’autres n’ont pas encore vu le jour. Et Dieu vit, à travers elles, la grande aventure de l’évolution de la vie matérielle et spirituelle.

Dès que le support physique homme-femme fut bien équilibré, Dieu avait déjà entrevu tout le scénario de sa future association avec l’humanité. Parvenu à un certain degré d‘évolution spirituelle, l’humain pouvait entrer en contact direct et permanent avec Dieu-Esprit. À ce moment, matière et esprit en parfait équilibre, l’humanité avait accès aux formidables connaissances de l’univers, inscrites dans la matière et lisibles par l’esprit. De créature, cette vie pensante devenait créateur en parfaite communion avec Dieu et selon les plans de l’architecture divine.

Certaines parmi les créatures les plus évoluées de l’univers, Maîtres de leur destinée par la sagesse, refusèrent l’arrivée de cette nouvelle créature pensante qui devait plus tard, selon les lois de l’évolution, parvenir au même niveau qu’eux. Ils refusèrent de partager l’univers matière-esprit avec ces nouveaux venus. Par leurs actions, ils remirent en cause le très grand principe de la liberté d’évolution. Tous n’étaient pas du même avis; il y eut donc une grande guerre dans l’espace, loin de la Terre, sujet de cette controverse.

Les forces en faveur de la liberté de l’humain et de toutes les autres formes de vie gagnèrent la bataille mais un mal immense avait déjà été causé à l’espèce humaine qui était devenue d’un égoïsme insupportable et avait perdu les qualités nécessaires à une cohabitation harmonieuse avec les autres créatures pensantes ou non de l’univers. L’inquiétude régnait dans l’univers au sujet de l’entrée de l’humanité dans le cosmos. Les premiers pas de l’humanité étaient pleins de désordre et de violence et l’humain s’était engagé dans le chemin de la non-évolution et de l’auto-destruction, mais il avait été trompé et ses ennemis avaient transgressé la loi pour le perdre.

Sous inspiration divine, on accorda un sursis à l’humanité pour qu’elle s’assagisse et qu’elle prouve sa compatibilité à vivre avec le restant de l’univers. Et l’humanité depuis ce temps subit son examen de passage aux mains de ceux qui voulaient la rejeter dans les limbes de la non-évolution et de l’auto-destruction.

 Traduction et Interprétation

Dans ce CHAPITRE, St-Jean fait le rapprochement entre la Genèse et les évènements de la fin des temps qui annonceraient le renouvellement prochain du ciel et de la terre. L’interprétation de ce CHAPITRE doit se faire à plusieurs niveaux : passé et avenir, dans le monde des esprits et celui de la matière, l’individuel et la société.

 Explication du passé – DANS LE MONDE INVISIBLE DES ESPRITS

Après avoir corrompu la première humanité, les forces du Mal (Satan) crurent pendant un certain temps à leur réussite et pensèrent que Dieu laisserait les humains à leur sort et qu’ils disparaîtraient d’eux-mêmes de la surface de la terre en raison de leurs principes contraires à la vie. Ainsi l’humanité n’aurait jamais accès à l’univers céleste (espace-cosmos) et spirituel (le monde des esprits immortels accessibles seulement à ceux qui ont suffisamment évolué pour y survivre et y être conscients).

Or, Dieu avait conçu le plan de racheter l’espèce humaine et lui indiquer le bon chemin. En esprit, il avait déjà choisi le patriarche qui engendrerait les douze tribus de son peuple. Toutes les générations d’hommes et de femmes qui formeraient la généalogie de celui dans lequel il se révélerait au monde.

Dieu ne cacha pas ses projets, et ulcérées des intentions divines, les forces du mal déclarèrent ouvertement la guerre et refusèrent carrément de mettre à exécution le plan de Dieu qui consistait à ramener les humains dans le droit chemin de la vie. Il y eut donc une guerre entre les esprits, ceux qui soutenaient le plan de Dieu et ceux qui le rejetaient et désiraient l’anéantissement de la création humaine. Cela ne s’était jamais vu; les forces du mal furent vaincues et Satan et ses rebelles furent contraints à l’exil sur terre sans plus avoir jamais la possibilité de se déplacer librement dans l’espace. 

En raison de la confusion des esprits concernant la compatibilité de l’humain avec le reste de l’univers, il fut permis à Satan de vivre son exil en se mêlant aux hommes et de tenter de prouver la validité de sa thèse. C’était le test final pour l’humanité; l’humain pouvait-il acquérir la sagesse nécessaire à sa survie éternelle et valider ainsi tous les efforts mis à le faire évoluer.

De la même façon que les forces du mal intervenaient dans l’évolution de l’humanité, la présence de Dieu et de ses envoyés rétablissaient l’équilibre. La Vérité et le chemin de la Vie étaient également enseignés aux habitants de la terre. Dieu parle à travers ses créatures et, à plusieurs reprises, Il communiqua avec les hommes les plus sages afin de guider l’humanité fourvoyée et permettre ainsi la survie de l’humain jusqu’à l’événement de son plan divin (le rachat final de l’humanité par la venue de son Fils qui devait mourir sur la croix). Celui-ci devait révéler le mystère de la vie, de la mort et de l’éternité. Et, par l’acceptation de sa vie et de sa mort, et la démonstration de sa résurrection, il prouvait qu’un être humain en pleine possession de la Vérité, était un être digne de son Créateur. 

Depuis ces temps anciens, les forces du mal s’acharnèrent à détruire la race humaine et d’empêcher ainsi la venue de l’Homme-Dieu. Satan fit plusieurs tentatives, corrompit tant et si bien l’humanité que Dieu dût intervenir plusieurs fois. Le Déluge rétablit à nouveau l’équilibre; Sodome et Gomorrhe disparurent ainsi que d’autres civilisations qui n’ont laissé que peu de traces.

Puis vint le Christ, né de Marie, qui en toute connaissance de cause, avait accepté cette mission terrible. Jésus, l’homme-esprit-Dieu, la perfection humaine, l’équilibre matière-esprit, tel que Dieu le Créateur l’avait rêvé pour l’homme et tous ses enfants humains, remplit sa mission terrestre. Les prophéties se réalisèrent et il retourna ensuite auprès de Dieu en tant qu’esprit avant de ressusciter. Sa mission publique et visible étant terminée, il vécut le reste de sa vie terrestre dans la sérénité. Sa prochaine incarnation verra le triomphe de sa doctrine d’amour et il sera reconnu en tant que tel par tout l’univers. En attendant, l’humanité continue de subir son examen et son combat contre Satan et ses anges rebelles.  Et l’esprit de celle qui avait été la Mère de Jésus reçut une protection spéciale afin que Satan ne puisse tirer vengeance contre elle.

Traduction et interprétation – Prédiction pour le futur

E – Un grand signe apparut dans le ciel : la comète de Halley. La Femme (l’Église) que le soleil entoure (sous la protection de Dieu), ayant sous ses pieds la lune (coincée entre la religion musulmane…) et sur la tête une couronne de douze étoiles (et la religion hébraïque). Elle était enceinte et, dans sa gestation, criait en proie aux douleurs de l’enfantement.

T – L’Église qui a pour mission de réunir dans son giron toute l’humanité et qui doit répandre la parole de l’Évangile, est en pleine période de changement.. Elle soit se renouveler et se rajeunir. Cela ne se fera pas sans pleurs, gémissements et grincements de dents. Elle doit retrouver la pureté de l’enfance, la pureté de sa doctrine.

E – Un autre signe parut encore dans le ciel. Et c’était un grand dragon rouge-feu avec sept têtes et dix cornes et, sur ses têtes, sept diadèmes. De sa queue, il traînait le tiers des étoiles du ciel pour les jeter sur la Terre.

T – Il s’agit ici toujours du régime communiste et de ses gouvernements représentants qui se préparent à la guerre mondiale par la voie des airs et la puissance de l’atome, de la fusion, du feu. St-Jean reprend ici le thème de la première trompette mais dans un alignement plus chronologique.

E – Puis le Dragon se dressa devant la Femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant aussitôt mis au monde.

T – Durant ces temps de guerre, l’Église aura complété son renouveau et se dressera pour relever toutes les oppressions à la liberté de toute vie. Elle proclamera l’indissolubilité de la matière et de l’esprit,  du pouvoir spirituel et matériel, les implications et l’interdépendance de l’esprit et du matériel et s’apprêtera à parler ouvertement aux grands de ce monde. L’Empire guerrier qui aura déclenché la guerre voudra détruire cette Nouvelle Église qui menace son hégémonie et sa main-mise sur les corps et les esprits des hommes et des femmes.

E – Or, elle donna le jour à un enfant mâle, destiné à gouverner les nations avec un sceptre de fer. Puis l’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône.

T – Il y aura le renouveau de l’Église et elle aura un nouveau chef qui affirmera son autorité et réclamera son pouvoir. Toutefois, comme il sera faible dans ses débuts, il quittera sa capitale de Rome et s’établira dans le pays qui reconnaîtra son autorité pleine et entière sur les peuples et les nations.

E – Et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui avait préparé un refuge pour la nourrir pendant 1260 jours.

T – La Femme, qui représente l’Ancienne Église et le Vieil Esprit, a déjà préparé l’endroit où elle se réfugiera lors de la guerre et pendant les persécutions et ce, avec l’appui d’un puissant pays.

E – Alors éclata une guerre dans le ciel : Michel et ses anges durent combattre le Dragon. Le Dragon et ses anges combattirent aussi; mais ils eurent le dessous et, plus de place pour eux au ciel! Car il fut rejeté, le grand Dragon, le vieux Serpent – on l’appelle Diable et Satan, lui qui a trompé tout le monde – il fut rejeté sur la terre et ses anges avec lui furent rejetés. 

T – On arrive ici à la deuxième bataille, cette fois-ci entre les pays de régime communiste et un autre pays qui n’aura pas fait l’objet de l’envoi massif des missiles de guerre de la première vague et qui possède lui aussi la maîtrise des airs et de l’espace. Les places fortes et les engins de guerre communistes autour de la terre seront détruits. L’armée de l’espace communiste sera détruite. 

E – Se voyant rejeté sur Terre, le Dragon s’en prit à la Femme, celle qui avait enfanté le mâle. Mais la Femme reçut les deux ailes du grand Aigle pour lui permettre de s’envoler vers son désert de refuge, où elle serait nourri un temps, deux temps, un demi-temps, à l’abri du Serpent.

T – Suite à sa défaite dans l’espace, les communistes entameront les persécutions contre l’Église et sa capitale Rome. Informés à temps, un grand nombre des représentants de l’Église réussiront à gagner leur refuge et l’Église ne sera plus organisée, ni structurée pendant 1260 jours que dureront les conflits et la guerre. 

E – Alors le Serpent lança de l’eau à pleine gueule contre la Femme – un vrai fleuve qui devait l’emporter dans son courant. Mais la terre, en s’ouvrant avala le fleuve lancé de la gueule du Dragon.

T – Ici, l’Église est attaquée par propagande massive : on révèle les scandales, la comptabilité secrète, les anciennes alliances. Tout pour que les nations et les peuples exècrent cette fausse organisation de spiritualité. Mais un grand tremblement de terre engloutira Rome et tous ses secrets et tous les coupables.

E – Enragé contre la Femme, le Dragon partit faire la guerre contre le reste de ses enfants, fidèles aux commandements de Dieu et témoins pour Jésus. 

T – Ce jugement de Dieu (L’effondrement de Rome) ayant frappé les esprits, la propagande de dénigrement ne fera plus son effet, puisque la hiérarchie religieuse mise en cause n’existerait plus. Les fanatiques communistes continuèrent leur persécution physique contre les prêtres et les peuples fidèles aux enseignements du Christ. Et la guerre reprend avec tous les engins de mort, aériens, marins, sous-marins et terrestres.

 Dans les temps mesurés qu’il lui restait à poursuivre sa lutte dérisoire après la mission de Jésus, Satan s’acharna à séparer l’homme de la femme et à rendre leur compréhension mutuelle plus que difficile, toujours dans le but bien défini d’arrêter la procréation de l’humanité.

Remontons dans l’histoire et nous voyons la femme, déshumanisée, sans âme, vouée au pilori de l’inquisition parce qu’elle continue à procréer la vie et entraîne l’homme dans sa mission de vie. Nous voyons la femme exclue de tous les milieux officiels du pouvoir et sans possibilité majeure d’influencer le destin de l’humanité. C’est cela, le désert de la femme : un monde dominé et géré par les hommes où on ne lui fait pas de place.

Mais l’humanité continuait quand même à évoluer, séparant le matériel du spirituel. L’aspect matériel de la vie fit avancer tant et si bien les progrès de la science que celle-ci finit par reconnaître l’évidence de l’égalité de l’homme et de la femme. Comme dans toutes les civilisations qui ont des esclaves pour faire les bas travaux, ceux-ci finalement occupent toutes les places dénigrées par leur maître. Tant et si bien, que poussé par son orgueil et sa paresse, l’homme laissa de plus en plus de place à la femme et ce jusqu’à l’accession au pouvoir qui l’avait lui même corrompu. Le plan initial de Satan d’écarter les femmes à tout prix, se retournait contre lui à cause de ses mensonges et de ses antithèses. Maintenant, il va tout tenter pour que ce nouveau pouvoir corrompe les femmes et maintienne la séparation entre l’homme et la femme. Le pouvoir physique et matériel est maintenant à la portée des femmes et non plus seulement le pouvoir occulte, spirituel : le pouvoir de l’amour.

En ces temps de grands changements sociaux, viendront les cataclysmes naturels de la terre et la corruption des femmes ne pourra être complétée car elles s’acharneront à protéger la vie et ne seront pas affectées par l’aspect malsain du pouvoir.

Encore vaincu, Satan s’en prendra alors à toute la terre par des guerres fratricides et des persécutions sans nombre contre ceux qui prêchent la foi, l’espérance et la charité.

CHAPÎTRE XIII  –  LE MONSTRE DE LA MER ET LA BÊTE DE LA TERRE

Ou Ce qui arrive pendant les 1260 jours de la seconde partie de la guerre.

 Après la défaite du Dragon qui symbolise la puissance militaire spatiale et aérienne, vient le Monstre de la Mer, c’est-à-dire la puissance militaire marine et sous-marine, mais il s’agit toujours du même empire guerrier.

On croyait avoir détruit la force aérienne du régime communiste mais elle avait survécu dans ses porte-avions et la force aérienne eut le temps de se reconstruire. 

La puissance de cette force de frappe était si démesurée que les communistes restèrent maîtres des mers et imposèrent leurs lois sur les échanges commerciaux qui n’étaient permis qu’avec ses alliés. Pendant 42 mois, cette flotte écuma les terres et les mers, tuant et ravageant tout ce qui était à sa portée. La terre se craquelait, des villes brûlaient, des gens mouraient en quantité. Les missiles atomiques des sous-marins continuaient de s’élever dans le ciel vers leur cible; il y avait des entrepôts sous-marins de prévus pour ces missiles depuis plusieurs années. Certains missiles étaient arrêtés en plein vol et éclataient dans l’atmosphère et contribuaient à polluer encore plus l’air respirable. Finalement, les nations et les peuples se rendront à l’évidence et feront soumission à leur nouveau maître communiste. 

Ici, arrive l’avènement de la Bête de la Terre, qui est la force d’invasion terrestre. L’armée de terre prendra possession de tous les territoires encore valables et instaurera le régime communiste dans tous les pays peuplés et quiconque ne se soumettra pas aux commandements, règles et morales du communisme sera mis à mort.

Tout ce qui existe de richesses et denrées accessibles sera répertorié sur ordinateur par l’envahisseur et ceux qui auront fait soumission à leurs nouveaux maîtres communistes seront recensés et marqués comme du bétail. Les anciennes monnaies n’auront plus cours et tout se fera par ordinateur. De la sorte, ceux qui auront adopté la foi communiste pourront consommer, se nourrir, se vêtir et vivre facilement après avoir vendu leur âme et leur conscience. 

Les nouveaux ordinateurs qui gèreront ce nouveau monde seront très perfectionnés, ils seront doués de la parole.

Cette horreur bureaucratique et électronique sera fabriquée et mise en fonction par ceux-là même qui venaient de se convertir au communisme et ils seront les propres constructeurs de leur prison. En cela, le régime communiste qui aura vaincu par la guerre ne portera pas l’opprobre de la répression et du chantage à l’endoctrination car les nouveaux communistes seront plus féroces et cruels que leurs maîtres. 

Alors, vous tous, qui lisez et êtes prévenus d’avance, faites votre choix. La captivité sous le règne communiste et informatique ou la résistance armée et la mort, y a t’il un autre choix?

Le chiffre du Monstre 666 : le gouvernement par la base et un seul à la tête;(graphiquement, la moitié du chiffre qui représente l’infini en équilibre 8;) quand ce système est mis en application, il n’y a pas d’évolution possible et la vie s’étouffe. Sous sa forme alphabétique, le 6 correspond au S. Or, un seul pays, dans sa propre langue, s’écrit de cette façon : U.S.S.S. S à un commencement non protégé, qui surgit du néant, et à sa fin, il retourne au néant.

CHAPÎTRE XIV – LES MARTYRS TRIOMPHANTS 

Un petit n0ombre de terriens seront jugés aptes à recevoir l’enseignement des sciences divines et ils seront appelés à renouveler la race humaine. Ils représentent le futur de la terre.

Le nouveau cantique représente la future histoire de la nouvelle humanité après les grands bouleversements.

 Les anges annonciateurs – Triple annonce du jugement

E – Puis, je vis un autre ange, volant du zénith, portant un message universel à annoncer à tous les habitants de la terre, nations, races, langues et peuples au complet.

T – Ceci représente l’ultime de la propagation de la Parole de Dieu, grâce à la technologie moderne, les satellites géostationnaires, l’Évangile peut être annoncé à toute la terre.

E – Un autre ange le suivait en second, criant : Tombée, oui, tombée! Babylone la grande, elle qui a fait boire à tous les peuples du vin enivrant de ses fornications.

T – La nouvelle de la destruction de Rome et de New-York fera le tour du monde et les satellites espions et autres en filmeront la fin et ce sera retransmis à tous les peuples.

E – En troisième, un autre ange le suivit en proclamant

Si quelqu’un adore le Monstre et son image et se fait marquer de son sceau sur le front ou dans la main, lui aussi boira du vin de la colère divine, vin servi sans mélange dans la coupe de ses colères. Pour lui le supplice du feu et du souffre devant ses saints anges et devant l’Agneau. Et la fumée de ce supplice s’élève pour des siècles sans fin. Plus de repos, ni jour ni nuit, pour les adorateurs du Monstre et de son image, pour ceux qui se font marquer de son nom.

T – Ici, le Monstre et son image, c’est le capitalisme et le dollar et son égoïsme, communisme et la suppression de la liberté du corps et de l’esprit.

Tous deux aboutissent à la non-évolution et au retour sur soi-même et renie l’amour du prochain et le droit à la différence… et Dieu.

Tous deux aboutissent à l’ère de l’humain-numéro et à la manipulation des masses, de leur corps et de leurs esprits.

La Justice de Dieu les condamne pour leur mépris de la Vérité, de l’Amour et la Liberté et toutes deux courent vers leur fin; la guerre, la confrontation, la mort. Les peuples, les gouvernements et les gouvernants et les individus sont en cause et auront à supporter les conséquences de leur choix de vivre jusqu’à sa conclusion ultime : le refus de l’autre et l’Enfer- la Guerre.

MOISSON ET VENDANGE

Cette partie du texte (Verset 14 à 16) annonce l’intervention des extra-terrestres qui viendront sauver ceux qui doivent l’être. Ceux-là sont la mission terrestre, destiné à renouveler la race humaine. C’est le sens de l’intervention du premier ange. C’est un nouveau rappel du CHAPITRE VII et du CHAPITRE XIV, versets 1 à 5.

Le deuxième ange qui jette sa faucille sur la vigne terrestre représente tous les cataclysmes et la guerre qui détruiront la terre et ses habitants. Le sang qui coule tout comme le vin, exprime bien la vie qui s’écoule par la violence de la guerre.

CHAPITRE XV  –  LES 7 CHATIMENTS – VISION D’INTRODUC TION

Dans ce CHAPITRE, St-Jean fait bien ressortir que les malheurs de l’humanité ne s’achèvent pas avec la cessation des hostilités de la première phase de la guerre, représentés par les 7 anges aux trompettes. Les conséquences d’une guerre nucléaire survivent plusieurs années et c’est là, la signification des sept autres anges porteurs des coupes d’or.

Sur la fin du CHAPITRE, c’est la terre toute entière qui est atteinte et qui doit subir son châtiment. Il n’y aura pas de sauvetage miraculeux, ni de rescapés. Tout portera la marque de la radio-activité et il sera impossible à la race humaine de se reconstruire à partir des survivants, car tous les gènes de transmission des caractéristiques humaines auront été affectés. Il n’y aura plus de descendance humaine à partir de ce qui restera.